Frère Charles-Henri Dionne, s.c.

Album de voyages


Le 11 août 1963.

------Enfin il est arrivé ce grand jour si longtemps rêvé pour s'embarquer sur le CARMANIA en direction du Havre, en France. Je m'installe dans une nouvelle demeure pour une semaine dans cet hôtel flottant. Une visite rapide des salons me donne le sentiment que je vis dans le grand luxe et sur une base solide pendant les sept jours de la traversée.

------À onze heures et demie, je vis le dernier câble se détacher du quai, le CARMANIA était tout au fleuve. Les mains, les bras, les mouchoirs s'agitent pour une dernière fois.

------À midi je passe sous la masse d'acier du pont Jacques-Cartier...et à quatre heures; le Cap-de-la-Madeleine attire les regards par sa basilique.


-----Il fait beau, les passagers profitent du soleil sur le pont du Carmania. Je suis sous le pont de Québec vers huit heures du soir, j'en profite pour prendre des photos de la ville de Québec tout illuminée et qui offre une vue spendide sur son château Frontenac et sa Citadelle. Le matin de ce 22 août 1963, m'apporte une journée ensoleillée; je suis en face de Matane. Par le hublot je peux distinguer la rive et les alentours de Matane.

------À une heure de l'après-midi, nous sommes au bout de l'île d'Anticosti. La mer est toujours calme, tranquille et personne ne s'en plaint. Le 23 août, nous sommes au détroit de Belle-Isle. A mon réveil une banquise de glace,"un Iceberg" dernier vestige du Pôle, glisse à nos côtés. Je l'aperçois très bien par la fenêtre ronde de la cabine.


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Nous traversons le détroit de Belle-Isle et il me réserve des surprises pas toujours agréables. En effet un roulis ajouté au tangage est pénible à supporter. Et c'est assez inusité d'entendre la messe dans des positions de déséquilibre continuel.

------Je suis mal à l'aise et mon coeur "flacotte". Une seule chose à faire se coucher, car au lit tout va bien. Le midi je préfère ne pas aller dîner. Dans l'après-midi, je me rends au bureau du médecin pour me faire donner une piqûre contre le mal de mer. Pour le souper je suis en forme et ça ira de même pour la fin du voyage en mer.
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------UUVoici une photo prise durant cette traversée, à partir de notre hublot dans notre cabine. Durant la traversée des centaines de dauphins font les frais d'un spectacle, juste à côté de notre navire. Ils montrent leur corps reluisant aux formes élégantes et disparaissent aussitôt.

------ Après une semaine en mer, nous avons franchi la distance de 2,710 milles. Il y aurait tellement de choses à dire sur cette traversée....mais, je ne veux pas prendre trop de votre temps !

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À la descente du bateau, vers 8 h 30, je prends place dans le train spécial qui me conduira directement à Paris. A onze heures j'entre dans Paris à la gare St-Lazare. Les démarches sont faites pour trouver un hôtel et louer une voiture afin de visiter l'Espagne, la Suisse, la France et l'Italie. Je vous fais grâce de photos prises durant ce premier voyage car je préfère vous montrer quelques images de mon deuxième voyage en 1983-1984.

------À 22 h 30, le 8 septembre 1983, je partais de Mirabel. La traversée de l'Atlantique a été sans histoire. Je suis arrivé à Bruxelles le lendemain matin à 10 h 30. Avant d'arriver à Rome pour mon année internationale d'études religieuses, j'en profite pour visiter la Belgique, la France, la Suisse et durant l'année l'Italie, Israël (Terre Sainte).

MA PREMIÈRE AUDIENCE AVEC LE PAPE JEAN-PAUL 11.


------Le 25 janvier 1984, j'étais dans la joie, car c'était l'audience avec le Saint-Père le Pape Jean-Paul II. Vers neuf heures, c'est le départ pour le Vatican, mais je me posait la question: "Est-ce que j'aurai une bonne place"? "Est-ce que je pourrai lui donner la main"? etc. Vers dix heures, j'entre dans une magnifique et grande salle, que l'on appelle Salle Paul VI, elle contient, nous dit-on, 10 000 personnes. Je prends un siège et je réalise quelque temps après que je suis sur le bord d'une rangée et qu'il se pourrait que le Pape Jean-Paul II passe par cette rangée.

------ Il est onze heures, le Saint-Père fait son entrée aux applaudissements de la foule, il salue les gens de la main et il se rend prendre place sur son trône. Il donne à l'auditoire un message en langue italienne. Puis le maître de cérémonie présente au Saint-Père les différents groupes. Notre groupe est présenté en premier: "Saint-Père parmi les pèlerins qui assistent à l'audience se trouve un groupe de Frères du Sacré-Coeur, religieux enseignants qui consacrent la présente année à un renouveau spirituel et pastoral. Après avoir salué les autres groupes de différentes langues, le Pape nous livre un message en français et il termine en disant:" Voilà la bonne nouvelle qui doit inspirer nos convictions, notre conduite et notre éducation. Je suis heureux de saluer par ces paroles les religieux enseignants ici présents, les Frères du Sacré-Coeur et tous les pèlerins à cette audience d'année sainte que je bénis de tout coeur."

------Le Pape se lève de son fauteuil pour se diriger vers les pèlerins qui sont sur les bords des rangées centrales. Je le vois passer dans la rangée en face de moi; il est à peine à 10 pieds; je m'informe aux services de l'ordre: le Saint-Père reviendra-t-il par notre rangée ? Il y a toujours des photographes quand le Pape approche des pélerins. Je le vois qui s'approche de moi, je suis un peu nerveux; je me demande ce que je vais lui dire quand il sera devant moi ? C'est à mon tour; en lui donnant la main, je lui dis;" Saint-Père, le CANADA vous aime " Il répond : "CANADA" et il sourit...! C'est déjà passé, c'est comme un rêve. Durant son parcours, le Pape, dit un mot à l'un, il sourit, il bénit, met la main sur l'épaule, fait un signe de croix sur le front des enfants; même en deux fois, il a pris dans ses bras deux jeunes enfants. Il est d'une très grande simplicité."

------Comme vous voyez ce sera pour moi, un souvenir inoubliable, je sais bien qu'au Québec l'an prochain je n'aurai pas l'occasion de le voir de si proche. Une autre fois, sur la place St-Pierre, j'ai eu l'occasion d'assister à une autre audience avec le Pape. Cette fois là je n'ai pas pu lui donner la main car j'étais à 10 pieds de lui.


Voici quelques photos prises en 1983-1984.


Voici la grosseur du bénitier à l'entrée de la Basilique de St-Pierre à Rome.

Dans le mois de janvier à Rome, c'est la fête des enfants en costumes d'apparats.

Le Colisée de Rome.
Photo prise le 15 décembre 1983.
Amphithéâtre inauguré en l'an 80.

Photo prise en face du restaurant
"CHARLES"
à Lausanne en Suisse.

Je me prépare à faire la traversée
du lac Tibériade en Israël.

J'ai eu l'occasion d'aller souvent prier sur le tombeau du Christ à Jérusalem.

À Pise en Italie, le 26 septembre 1983


Voilà l'histoire de la Tour penchée de Pise.

J'ai été commencée en 1174 par Bonanno Pisano et finie après 99 ans par Giovanni di Simone.

Je suis une des sept merveilles du monde.

J'ai 7 cloches accordées sur les 7 notes musicales.

Je suis composée de 8 étages et j'ai 294 degrés.
Ça me prenait toutes mes forces pour la retenir et empêcher la Tour de tomber!....

N'est-ce pas que le photographe est bon ?...


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