|
Nicolas Bonhomme et Catherine Gouget 
NOTES
BIOGRAPHIQUES
Nicolas
Bonhomme naquit entre 1603 et 1611 à Sainte-Croix de Fécamp, chef-lieu
de canton
du département actuel de la Seine-Maritime, en Normandie.
Nicolas
Bonhomme serait arrivé en Nouvelle France à l'été
de 1637. Son
nom apparaît
officiellement à Trois-Rivières, le 2 septembre
1640, dans
un contrat de mariage avec Catherine
Gouget, fille de Léonard Goujet
et de
Catherine DuFrançois, originaire de Thury-Harcourt.
Le
couple passa l'hiver à Québec puisque, le 7 janvier 1641, il rencontre le
notaire
Martial Piraube pour lui demander d'insinuer sa
convention matrimoniale.
Dimanche,
24 novembre 1641, le père de famille présente son premier enfant
à baptiser au
Jésuite Jacques de Laplace, missionnaire arrivant
de
Miscou en Acadie.
Celui-ci baptisa la bambine sous le prénom de
Marie-Madeleine
devant son parrain
Pierre Legardeur de Repentigny et
sa
marraine Marie Barbier, femme de Marsolet.
La petite ne survécut pas; elle
fut inhumée à Québec, le 23 mars 1642.
En
1642, Catherine et Nicolas retournent en France. Une
déclaration, faite des années plus tard
par le fils Guillaume,
à
l'effet qu'il était né à La Rochelle, nous incite à
croire que les Bonhomme
trouvèrent le couvert et le gîte quelque part à La Rochelle.
Nul ne peut dire cependant de quelle façon ils gagnèrent leur
vie. Là
également un
deuxième fils leur fut donné.
À
l'été ou l'automne de 1645, la famille Bonhomme composée
du père, de
la mère
et de deux jeunes enfants, était de retour à Québec.
Au
printemps de 1646, le 12 mai, Nicolas Bonhomme obtint une
concession de terre, sur la
Grande Allée de Québec. Cet emplacement
de
« 20 toises de front sur la rueSaint-Louis avec
une profondeur de 126
pieds» s'étendait jusqu'au chemin.
À l'exception
de
quelques événements familiaux, tout semble baigner dans le silence jusqu'au
2 mars 1652, jour où Nicolas déclare avoir reçu
80 livres tournois
de Noël Morin, à la suite d'un
litige où Charles Sevestre,
Jacques
Maheu et Louis Sédillot étaient également impliqués.
Les
Cent-Associés, le 14 avril 1655, ratifièrent la concession faite
à
Bonhomme en 1646.
Nous apprenons aussi que Nicolas de la Côte
Sainte-Geneviève possède depuis le I5 mars
1655 un emplacement
de
15 toises de front, voisin de sa première propriété.
Il
l'avait acheté de
Robert Caron. Le 30 janvier 1656, le propriétaire revend ce terrain et
la
maison à la Fabrique de Québec pour la somme de 400 livres.
Après
18 ans, la famille
Bonhomme vend sa propriété de la haute ville.
C'est Nicolas Marsolet qui s'en porta acquéreur
pour le prix de 200 livres,
le 12 octobre 1664. Cependant, au recensement de 1667, les
Bonhomme
vivent toujours à la CôteSainte-Genevière où ils
possèdent 5
bêtes à cornes et 40
arpents en culture. Thomas Gondouin, un normand
de 18 ans est leur domestique. Lors
d'une
déclarationd'obligation de 50 livres à Pierre Normand,
le
18 octobre 1668, le notaire Rageot
affirme que les Bonhomme
demeurent « en la coste St Jean»,
donc probablement au
même
endroit que
l'année précédente. Le 23 décembre 1667 au matin,
Nicolas
Bonhomme se présente devant le procureur fiscal et des membres de
la Compagnie
des Indes Occidentales. Il déclara alors ses avoirs terriens:
40 arpents à la Côte
Sainte-Genevière obtenus de l'ancienne
compagnie le 29 mars 1649, puis auparavant
de Montmagny, le 12 mai 1646.
Cette terre, dit-il, presque toute défrichée, possède
une
maison avec
chambre, cave et grenier, une étable. Par
la même occasion, l'ancêtre
affirma posséder 20 autres arpents
carrés
sous le côteau Sainte-Geneviève et obtenus
en juillet 1651
et
ratifiés le 5 juillet 1656; enfin, environ 30 arpents entre Claude
Larchevêque et Poirier concédés le 20 janvier 1646.
Ainsi
apparaît la description un peu compliquée des biens fonciers de
la
famille
Bonhomme, à la fin de décembre 1667.
Le
28 février 1672, il concède 40 arpents de terre en superficie
«
à prendre sur trois de
front sur la riviere St Charles en la côte
Ste-
Genevieve ».
En
1681, Nicolas Bonhomme, 74 ans, est recensé à la Côte Saint
Michel,
dans la
seigneurie de Sillery. Il possède 1 vache et 20 arpents de
terre en culture.
Le garçon Ignace Bonhomme, son voisin, déclare
1
fusil, 8 bêtes à cornes, 15 arpents
en valeur.
La
famille de Nicolas Bonhomme et de Catherine Gouget se compose de
7
membres: Marie Madeleine, Guillaume, Ignace, Marie, Pierre, Nicolas
et Catherine.
Nous savons que Marie-Madeleine décéda au berceau.
Pierre,
filleul de Pierre Delaunay qui
fut tué par les Iroquois en novembre
1654, mourut le 2 janvier 1670, à Québec. Il avait 19 ans.
Le
breton Jean Nault, dit Saint Crespin, prit comme épouse, le 21 juillet
1661,
Marie Bonhomme âgée de 13 ans. Le couple vécut sans postérité à
Côte Saint-Jean
et Saint-François près de Québec.
Marie devint sage-femme.
La cadette Catherine
Bonhomme, le 5 novembre 1667,
donna
son coeur à Jacques Berthiaume,
originaire de Saint-Bénin,
commune
de ThuryHarcourt. De ce côté-ci des mers, on
renouait des liens
d'amitié. Les Berthiaume passèrent leur vie aux alentours de
Sillery
avec leurs 5 enfants. Lors du mariage de sa fille, le 15 août 1678, il
affirme
devant notaire que sa fille aura droit à sa juste part d'héritage
après sa mort.
Trois
garçons se chargèrent de propager les patronymes actuels Bonhomme,
Beaupréet Dulac. Guillaume, né en France, fut connu auxCôtes
Saint-Jean et Saint-François,
Saint-Michel de Sillery. Il fut lieutenant
de milice et capitaine. Il devint même seigneur
de la seigneurie
Bonhomme ou Belair, derrière Saint-Augustin.
Françoise Huché,
une fille du roi native de Saint-Eustache de Paris, apporta des biens
estimés à 500 livres lors de son mariage avec Guillaume, le 30
octobre 1664.
Ils eurent une
douzaine d'enfants. Les descendants portent les noms de Beaupré
et
de Dulac.
Quant
à Ignace Bonhomme, il épousa la veuve Nicolas Gaudry, Agnès
Morin,
mère de 8 enfants Gaudry, qui lui donna 9 rejetons Beaupré.
Après
la mort de son épouse, Ignace convola avec Anne Poirier, veuve Jacques
Gaudry, responsable d'une famille de 7 sujets.
Nicolas,
fils, eut comme parrain à son baptême le 9 février 1653,
Jean LeSueur
de
Saint-Sauveur, un prêtre originaire de Thury-Harcourt, petite
patrie de Catherine Gouget.
Le 14 janvier 1676, le curé de la cathédrale
de Québec, bénit les épousailles de Nicolas
et de
MarieThérése
Levasseur, fille de Jean et de Marie Richard. Leur famille composée
de 13 membres s'épanouit à L'Ancienne-Lorette. Leurs descendants préférèrent le patronyme
Bonhomme.
Dans le minutier des
notaires, le prénom du fils Nicolas prête à confusion avec
celui de son
père. À
la troisième génération Bonhomme, dit Beaupré, 45
personnes pouvaient
se lever
et répondre: présents! présentes!
Catherine
Gouget mourut le 9 avril 1679, à la maison de son fils Wilfrid Marin
et Jeannette
Beaupré. Nicolas
était établi à L'AncienneLorette, semble-t-il. Les funérailles
furent célébrées
le lendemain, un jeudi, à l'église Notre-Dame de Québec,
par le curé Henri de Bernières.
L'ancêtre
Nicolas, lui, s'éteignit le 7 août 1683, à la demeure de
sa fille Marie,
vivant à Sillery.
C'est également à la cathédrale
de Québec que l'abbé
de Bernières présida l'absoute, le jour
suivant, un samedi. Le registre
rapporte les présences suivantes: Jean Nault, Ignace et
Nicolas Bonhomme,
Jacques Berthiaume.
Collection
« Nos Ancêtres »,par Gérard Lebel et
Jacques Saintonge.
|