Chapitre X

 

 

Deviens ce que tu es

 

- Être soi

 

 

Selon ce que Martin Gray nous révèle dans son écrit: "Le livre de la vie ", le but de l'homme, c'est être soi et être soi, c'est aller vers les autres, comme la source va vers la mer.

 

Croître, pour un homme, ce n'est jamais oublier ce qui précède, mais le connaître et s'en dégager pour mieux se voir et voir le but.

 

Aider les autres, c'est encore la meilleure façon de s'aider soi-même.

 

Vivre c'est être soi. C'est résister et aimer. Accepter et refuser. Vivre, c'est créer.

 

Car vivre, c'est être dans le monde avec joie. C'est vouloir cette joie. La maintenir. Refuser de se laisser envahir par les herbes grises de la tristesse. Vivre c'est s'engager à agir.

 

L'homme, s'il le veut, peut combler les gouffres qui entourent sa route.

Il peut toujours à côté d'un arbre mort, planter un arbre de vie. Mais, il faut qu'il veille. Qu'il ose regarder le danger et le dénoncer.

 

Il faut qu'il ne cède pas aux vertiges de la facilité. Alors, son avenir sera vert et le climat doux.

 

L'homme a toujours devant lui deux routes. Et c'est entre elles qu'il doit choisir. Deux routes devant le regard, deux destins. Et à chaque nouveau pas, il y a un nouveau croisement.

 

Deux routes encore, deux destins possibles. Et il en va ainsi jusqu'à la dernière seconde de vie.

 

Rien n'est jamais tout à fait joué. Il n'y a jamais une seule route, un seul destin. Il faut savoir qu'on peut, qu'on doit choisir. Mais il faut vouloir choisir. Croire que c'est possible. Que le destin, c'est avec ses propres mains qu'on le construit. Qu'il est toujours une route ouverte.

 

Que tant qu'il y a un souffle de vie, il y a l'espoir de choisir et de changer, soi et le monde.

 

Le devoir de l'homme est de ne pas gaspiller sa force. Ne pas user son corps en laissant l'excès l'écraser.

 

Car l'homme est un tout. La pensée n'est pas claire, la volonté n'est pas inébranlable quand le corps est alourdi. La pensée est comme une eau. Elle peut être troublée, rendue boueuse, si le corps lui-même se trouble et se remplit de boue.

 

- Introspection: motivation

 

Selon ce que nous dit le Dr J.-J. McMahon, dans son volume: "L'art de s'écouter pour vivre heureux", il n'est pas exagéré de dire que vous pouvez devenir ce que vous voulez.

Réfléchir en soi, sur soi comme sur un être conscient et actif constitue

l'introspection.

 

En pensant à soi de cette manière, on constate qu'on est le centre d'une quantité d'énergie mentale et émotionnelle capable de nombreuses réalisations.

 

L'introspection alimente la flamme de la motivation.

 

On mesure la différence entre ce qu'on fait et ce qu'on voudrait faire. Par l'introspection, vous découvrez que le centre de votre être est votre conscience de vous-même comme agent libre. Lorsque vous vous laissez devenir un agent contraint, vous capitulez en faveur de ce qui vous contraint.

 

Seul le manque de courage vous empêche d'être ce que vous voulez.

L'habitude et la formation qu'on reçoit sont deux facteurs capables d'étouffer la conscience de soi et par conséquent, la liberté.

 

La dévaluation de la vie commence par la perte de la conscience de soi.

 

L'introspection est le garde-fou qui vous permet de protéger votre valeur personnelle ainsi que la valeur des autres.

 

- L'échec n'existe pas

 

Le Dr Robert H. Schuller soutient dans son livre: "Devenez la personne que vous rêvez d'être ", que le crime n'est pas d'échouer, mais de viser trop bas.

 

Il nous livre plusieurs messages par la suite.

 

Vous commencez à vivre lorsque vous réveillez et libérez votre potentiel.

 

Éliminez la peur de l'échec.

 

Réglez vos problèmes ou vos problèmes vont vous dérégler.

 

Que ce soit vos rêves et non pas vos regrets qui dirigent votre vie.

 

Ce sont vos buts, plus que tout autre facteur, qui détermineront si oui ou non, vous deviendrez la personne que vous pouvez être dans la vie.

C'est donc au niveau des buts que commence la réussite ou l'échec.

 

Le fait qu'il existe des gens doués qui sont des ratés et des tas de gens qui ne sont pas doués qui réussissent, prouve que le talent n'est pas le facteur le plus important pour devenir la personne que vous voulez être.

 

Un dynamisme débordant, une détermination à toute épreuve, un désir envahissant compensent facilement pour un talent limité.

 

Les difficultés ne sont en fait que des défis qui vous permettent de vous grandir, de vous ouvrir, de vous améliorer, de devenir une personne de plus en plus intéressante.

 

Chaque problème peut devenir la cause d'un triomphe personnel, peut faire de la vie une aventure merveilleuse, du début à la fin.

L'homme n'atteint peut-être pas toujours ses buts. Mais les buts de l'homme font de lui ce qu'il est.

Planifiez votre avenir, car c'est là que la vie vous attend.

 

L'homme meurt lorsqu'il cesse de rêver.

 

On ne peut rien contre la couleur de sa peau, mais on peut choisir la couleur de sa pensée.

 

On ne peut ni acheter ni apprendre la confiance en soi. Vous l'obtenez en prenant des chances et en réussissant.

 

L'échec ne signifie pas que Dieu vous ait abandonné... ça signifie que Dieu a une idée meilleure.

 

Maîtrisez votre crainte de l'échec en vous nommant "chercheur". Maintenant, essayez et appelez votre tentative une "expérience". Ainsi, l'échec est impossible. Chercheurs et analystes ne peuvent pas échouer, ils réussissent toujours à tester une idée pour savoir si elle fonctionne ou non.

 

La peur de l'échec est un mécanisme de défense artificiel fabriqué inconsciemment pour abriter l'ego insécure et l'empêche de s'aventurer dans une expérience risquée et possiblement embarrassante.

 

Il vaut mieux faire quelque chose imparfaitement que de ne rien faire parfaitement.

En définitive, les gens vous acceptent ou vous rejettent non pas pour ce que vous faites, mais plutôt pour le genre de personnage que vous êtes.

 

 

- Parents/Éducation

 

 

Pour bien comprendre ce que c'est qu'être jeune dans tous les sens du terme, quoi de mieux que lire attentivement le texte du général Douglas MacArthur: " L'éternelle jeunesse".

La jeunesse n'est pas une période de la vie; elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

 

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années.

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme.

 

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui lentement nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

 

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Comme l'enfant insatiable, il demande: "Et après ?" Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

 

Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre confiance en vous-même, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement.

 

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif, réceptif à ce qui est beau, bon et grand, réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

 

Si, un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

 

 

Dans son volume: "Cris du cœur", Janine Boissard invite les parents à aider les jeunes à établir un plan de vie, plutôt qu'un plan de carrière.

Parents, n'ayez pas peur, c'est un message très pertinent de la part de l'auteur.

 

Oeuvre d'art que d'élever un enfant, accompagner un adolescent dans son développement. Il faut de l'amour, le courage de dire non, l'intelligence de savoir se mettre à sa place, la mémoire de ce que nous avons ressenti à son âge. Du grand art, oui, et qui exige avant tout du temps.

 

Le temps pour eux de s'interroger sur ce qu'ils sont, de découvrir leur personnalité, leurs dons, leurs souhaits.

 

Chaque enfant a une côte à gravir pour devenir adulte et responsable; chacun doit pouvoir la gravir à son rythme. Qu'importe s'il n'est pas rapide, l'essentiel est d'arriver là-haut.

 

Et les chutes peuvent être bénéfiques si l'on se relève et repart autrement, un peu plus conscient des difficultés, connaissant un peu mieux ses limites.

 

Le temps de les écouter... Le temps de les informer... sur les routes possibles, les feux rouges, les clignotants. Informer, c'est donner le pouvoir de choisir sa voie, s'adapter, établir une stratégie.

 

La réussite... Pour chacun le mot rend un son différent. Avec un point commun: réussir, c'est se lever le matin en se disant: "Chouette, je vais faire quelque chose que j'ai envie de faire." C'est être satisfait de sa façon de vivre. On ne peut en vouloir à nos enfants de souhaiter aimer ce à quoi ils passeront l'essentiel de leur vie.

 

Et puis l'avenir ? Nos enfants changeront de boîte, de métier, de pays peut-être. L'avenir appartient davantage aux polyvalents, aux curieux d'esprit, à ceux qui sauront rebondir, s'adapter, qui n'auront pas peur de mettre le nez dans autre chose, qu'aux " hyperspécialisés ", dans leur domaine, mais incapables de se reconvertir, l'esprit fermé à l'innovation, à la création.

 

Cessons de nous sentir coupables. De les avoir lancés dans un monde difficile, incertain, où ils recevront fatalement des coups alors que nous les aimons tant, que nous souhaitons tant leur bonheur. Eh bien oui, le monde est dangereux, il l'a toujours été, et après les avoir écoutés, informés, instruits, élevés, il faut bien les y lâcher, nous ne pouvons respirer pour eux, vivre à leur place.

 

Leur avenir, c'est à eux de le construire.

 

L'ennui, ce n'est pas "Je ne sais pas quoi faire". C'est "Je n'ai rien envie de faire". C'est ne rien trouver en soi à quoi se raccrocher, faute d'avoir découvert qui l'on est et ce pourquoi on a décidé de vivre, donc de se battre.

 

- Sages conseils

 

L'auteur de: "Le plus beau cadeau du monde", Og Mandino nous recommande à travers ses nombreux conseils de travailler chaque jour, comme si c'était le premier et de prendre soin de la vie que nous recevons comme si tout devait finir à minuit.

 

Détourne-toi de la foule et de sa recherche stérile de la gloire et de la richesse. Ne regarde jamais en arrière en fermant ta porte au triste tumulte de la cupidité et de l'ambition. Essuie tes larmes de faiblesse et de malheur. Repose-toi à côté de ton lourd fardeau et attends que ton coeur se calme.

 

Sois en paix. Il est déjà plus tard que tu ne crois, car ta vie terrestre n'est qu'un battement de cils entre deux éternités. Sois assuré. Rien, ici, ne peut te blesser, sauf toi-même. Fais ce que tu crains et chéris tes victoires avec fierté.

 

Concentre ton énergie. Être partout c'est n'être nulle part. Sois économe de ton temps, étant donné que c'est ton plus grand trésor. Reconsidère ton but. Avant de donner ton cœur à quoi que ce soit, observe si ceux qui possèdent ce que tu souhaites sont heureux. Aime ta famille et mesure tes joies. Réfléchis sur les malheurs qui seraient son lot si elle ne t'avait pas. Mets de côté tes rêves impossibles et termine ta besogne en cours, même si elle te déplaît.

 

Toutes les grandes réalisations procèdent du labeur et de l'attente. Sois patient. Les délais de Dieu ne sont jamais des refus. Tiens bon. Tiens fort. Sache que la récompense est toujours proche.

 

Ce que tu sèmes, bien ou mal, tu le récolteras. Ne reproche jamais ta situation aux autres. Ce que tu es, toi seul l'as choisi.

Apprends, s'il le faut, à vivre dans une honnête pauvreté et tourne-toi vers des choses plus importantes que d'emporter de l'or dans ta tombe.

 

L'anxiété est la rouille de la vie. Quand tu ajoutes les fardeaux de demain à ceux d'aujourd'hui, tu ne peux plus les soulever.

 

Évite le banc des pleureurs et dis merci pour chaque défaite. Tu ne les subirais pas si tu ne les méritais pas.

Apprends des autres. Qui n'a que soi pour maître est l'élève d'un fou. Sois méticuleux. Ne surcharge pas ta conscience. Conduis ta vie comme si elle se passait sur un forum plein de bavards.

Évite de te vanter. Si tu découvres en toi des raisons de te gonfler de fierté, regarde-toi de plus près et tu trouveras encore plus de raisons d'être modeste.

 

Sois un sage. Sache que tous les hommes ne sont pas créés égaux, car il n'y a aucune égalité dans la nature, étant donné qu'aucun homme n'est jamais né dont l'oeuvre ne soit née avec lui.

 

Aime les autres, même ceux qui te rejettent, car haïr est un luxe que tu ne peux pas t'offrir. Recherche ceux qui sont dans le besoin. Apprends que celui qui donne d'une main ramassera toujours avec les deux.

 

Sois toujours de bonne humeur. Surtout, souviens-toi qu'il faut peu de choses pour faire une vie heureuse.

 

Regarde en haut. Vise loin. Remets-toi à Dieu et suis tranquillement ta route, toujours avec charité et en souriant.

 

Quand tu partiras, il faut que tous disent que tu leur as légué un monde meilleur que celui que tu avais reçu.

 

 

Dans " Au mitan de la vie", Jacques Grand'maison nous livre une philosophie très pratique.

 

L'adolescent se cherche. L'adulte se confronte. Le vieillard se retrouve.

 

Comme le coureur du stade, il devra chercher au fond de ses tripes le second souffle décisif. Celui-ci dépend moins des muscles et des nerfs que de la force d'âme. Il est plus spirituel que le premier, et surtout plus libérateur.

 

À quarante ans, on devient un homme nouveau ou un croulant.

 

Après avoir appris à gagner son pain, il faut retrouver son âme qui a faim. Voilà un enjeu du mitan de la vie que connaissent beaucoup d'hommes d'ici.

 

Il faut des hommes capables d'être lutteurs, amoureux et "pacifiants".

Trois dimensions inséparables.

 

Chaque moment requiert un espace pour respirer. Chaque milieu a besoin d'un rythme pour créer. Chaque homme est à la fois histoire et terroir.

 

Seule une solide philosophie de la vie peut constituer un cadre cohérent de jugement critique et d'orientation.

 

Ce qui nous manque aux uns et aux autres, c'est une spiritualité qui est à la fois une sagesse, une science et un art de vivre.

 

Cette spiritualité intègre au réel les rêves et les projets que l'on porte.

Elle marie le sentiment, la raison et le geste, trois réalités humaines trop souvent mal articulées l'une l'autre.

 

La spiritualité joue le rôle d'une clef de voûte; elle intègre d'une façon quasi organique l'ensemble des expériences d'un homme.

 

Il faut réintégrer l'instance spirituelle dans l'éducation, le travail, la politique, les rapports sociaux pour les humaniser.

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