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Mes croyances et mes sentiments : la vie après la vie.
Dans les pages qui vont suivre pour clore la première partie de ce livre, j'aimerais partager avec chacun de vous, lecteurs (rices), les sentiments et les croyances qui m'habitent face à la vie après la vie. Dans mon esprit, cela se résume en une continuité de la vie qui ne finit pas, mais qui se transforme pour pouvoir durer éternellement.
Je vous livre donc, quelques réflexions en rapport avec des personnes avec lesquelles j'ai partagé une partie de leur existence sur cette terre.
Régina Rossignol-Dubuc (ma mère) 26 novembre 1984 Paroisse Sacré-Coeur d'Iberville
Déjà le 21 novembre, Régina entrevoyait être présentée au Seigneur, en ce jour de la fête de la Présentation de Marie au temple.
Le lendemain, le 22 novembre, elle entendait sûrement, les mélodies célestes de Ste-Cécile, la patronne des musiciens (nes).
Et c'est finalement, le 23 novembre, après une longue agonie, qui se termina à 21.30 heures que le Seigneur accepta le sacrifice de sa vie de 80 années.
Régina connaît déjà le bonheur éternel !
Le bonheur.
L'être humain a été créé pour être heureux éternellement.
Après un certain temps d'expérimentation, la vie se transforme progressivement pour atteindre cet état de bonheur éternel. Ce bonheur éternel est possible seulement dans la vue et la contemplation de Dieu, et cette vision de Dieu ne peut se réaliser avec notre corps actuel.
C'est donc une étape normale à franchir que de quitter ce corps matériel, pour pouvoir passer à la dimension spirituelle de notre être.
Ce désir de l'Infini que nous ressentons intérieurement est la réponse, qu'après la fin de la vie terrestre telle que nous la connaissons, il y a une continuité, une résurrection et seule la foi en ce Jésus ressuscité peut nous donner la clef de l'énigme de la mort apparente qui n'est que matérielle.
Cette destruction momentanée de notre corps est pour chacun d'entre nous le passeport essentiel pour ce transit dans la dimension totale de notre être.
C'est par amour et avec amour que nous vivons. C'est dans l'amour que nous ressusciterons, que nous posséderons cette joie infinie de connaître enfin le pourquoi de notre existence, qui est cet état bienheureux que notre Créateur a déposé en chacun d'entre nous, en nous créant à son image et à sa ressemblance.
Si nous ne sommes pas égoïstes, nous nous réjouirons ensemble de constater qu'enfin une personne qui nous est chère, connaîtra le bonheur intégral qu'elle recherchait depuis sa naissance.
Il faut donc mourir pour vivre !
Pensons à ce grain de blé que l'on dépose en terre. Il doit se laisser détruire et il revit sous une forme nouvelle intégrale.
Régina Rossignol, petite fille chétive d'Edmundston, a prouvé qu'elle avait du coeur. Elle a fait confiance à la Providence et donna le jour à douze enfants. De Cabano à Portneuf, à Montréal et à Iberville, elle suivit son mari Lionel et passa à travers ce que la plupart d'entre nous n'auraient pas accepté.
Régina a été et demeure en nos esprits et nos coeurs, cette épouse, cette mère qui a fait preuve de fidélité et d'esprit de sacrifice, à un degré peu ordinaire.
La reine du foyer, c'est un titre qu'elle a mérité, pour plus d'une raison et elle le gardera et veillera sur chacune de nos familles.
Cette mère, cette grand-mère, cette arrière-grand-mère agira pour nous comme un paratonnerre, à travers les tempêtes de notre vie.
N'ayons pas peur de lui demander des faveurs, car là où elle est, elle peut tout, si nous lui demandons avec foi et amour.
Celle qui a réussi toute sa vie à regrouper autour d'elle ses enfants, ses gendres, ses brus, ses petits-enfants et arrières-petits-enfants, réussira encore à nous unir tous et toutes, si nous le désirons vraiment.
Une mère, c'est irremplaçable, par contre nous devons nous dire que nous n'avons pas à la remplacer, elle est en son âme et esprit, toujours présente et plus que jamais, car pour un esprit, il n'y a plus de secrets.
Dans cette célébration eucharistique, demandons à Dieu notre Père et à Marie, Mère de Dieu et notre mère du ciel, d'accorder à notre mère de la terre Régina, le repos et la joie de l'éternité, parce qu'elle a cru sans voir.
À la deuxième épître aux Corinthiens, chap. 5, verset 1, il est écrit: "Nous avons dans les cieux une maison, qui est l'oeuvre de Dieu, demeure éternelle".
C'est là que Régina nous attend tous et toutes, lors de l'assemblée générale de tous les humains qui aura lieu sous la présidence de Dieu notre Père, commun à tous. Amen.
Prières universelles:
-Pour grand-maman, pour Gaston, pour tous les défunts que nous avons connus et aimés, prions le Seigneur.
Souviens-toi, Seigneur, de ton amour.
-Pour ceux et celles qui ont de la peine, qui souffrent et sont découragés; pour ceux et celles qui n'ont personne auprès d'eux qui les aide, prions ... -Pour tous les hommes, pour toutes les femmes, afin que leur vie sur la terre devienne plus humaine et plus juste, prions... - Pour que l'éternité devienne... réalité... dans chaque instant de notre vie, prions...
Réflexions sur Lionel, mon père, décédé le 15 juin 1988 à l'âge de 87 ans (Paroisse Sacré-Coeur d'Iberville)
L'aîné d'une famille de trois enfants, il travaille activement, jusqu'à l'âge respectable de 79 ans, alors que nous, de la génération suivante, rêvons à notre retraite vers les 65 ans quand ce n'est pas 55 ou 50 ans. Soixante ans de vie conjugale, cela aussi il fallait le faire, c'est vrai qu'il n'était pas seul et heureusement.
Il n'a peut-être pas obtenu son baccalauréat en comptabilité, mais il en a "backqué" plusieurs qui ont compté sur lui, que ce soit au niveau de la Banque, des Assurances ou au niveau des chiffres en général.
Sa philosophie de la vie était un peu spéciale et je crois même que cela en a fatigué plusieurs. Il semblait dire à qui voulait l'entendre: "Chaque chose en son temps. Le passé ne m'appartient plus, je vis le présent et je dis à l'avenir de venir me voir."
Loin d'avoir son voyage, comme on dit, Lionel n'a pas tellement fait de voyages, puisque sa vie fut un très long voyage, surtout sur les derniers milles.
La régularité, la méthode et l'égalité d'humeur furent ses bagages pour son séjour sur cette terre. Il voyagea sur les flots parfois houleux de la vie, au rythme de croisière.
Aux plus jeunes, il semble dire que la vie, c'est le meilleur maître que nous pouvons avoir et les événements qui en tissent la trame de fond, font en sorte que tout finit par s'arranger.
Psaume 138 : Hymne d'Action de grâces
"Je te rends grâce Yahvé, de tout mon coeur, tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges. Je me prosterne vers ton temple sacré. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, ta promesse a surpassé ton renom. Le jour où j'ai crié, tu m'exauças, tu as accru la force en mon âme."
Qui est Lionel ? Un homme sans reproche, nullement ! Un homme ayant toutes les qualités, pas davantage ! C'est un homme! C'est un chrétien catholique !
Oui, je dis bien, c'est et non c'était, car son esprit et son âme sont toujours au milieu de nous.
Un homme d'action, tout en ne bousculant personne. Un homme de paix et de tranquillité. Un homme qui a donné à sa façon, ce qu'il avait de mieux, c.-à-d. il a donné de sa vie, pour que d'autres l'aient et en abondance.
L'Ecclésiastique: 18: 8-14
"Qu'est-ce que l'homme ? à quoi sert-il ? quel est son bien et quel est son mal? La durée de sa vie ? cent ans tout au plus. Une goutte d'eau tirée de la mer, un grain de sable, telles sont ces quelques années auprès de l'éternité. C'est pourquoi le Seigneur use avec eux de patience et répand sur eux sa miséricorde. Il voit, il sait combien leur fin est misérable, c'est pourquoi il a multiplié son pardon."
Papa a passé sa vie à nous écouter, maintenant il sait mieux que quiconque, ce que nous désirons.
À nous de communiquer avec lui et cela sans frais interurbain.
Avec Gaston, avec maman, avec Roger, Lionel est notre quatrième ambassadeur auprès du Gand Patron.
Papa a fait confiance à tous ceux et celles qu'il a rencontrés sur sa route, à nous maintenant d'avoir confiance en lui.
Oui, Lionel, tu dois être fier de toi, car tu as bien travaillé, tu n'as pas compté les heures, ni les journées et encore moins les années.
L'heure de la récompense a sonné pour toi, et si nous sommes larmoyants, c'est sûrement de joie, nous sommes contents pour toi.
2e Épître aux Corithiens, 5: 1-10
"Nous savons en effet que si cette tente, notre demeure terrestre, vient à être détruite, nous avons une maison qui est l'oeuvre de Dieu, une demeure éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, et qui est dans les cieux."
Papa, ne nous oublie pas et demande pour nous au Seigneur, la grâce, le courage de te suivre un jour, dans ta demeure éternelle où tu nous attends tous et toutes, comme tu avais l'habitude de le faire sur cette terre.
Ce n'est qu'un au revoir, oui, nous nous reverrons un jour et cette fois, ce sera sans douleur.
Que la Vierge Marie et son Fils Jésus t'accueillent dès maintenant. Amen.
Pensées/décès/Roger, mon frère 28 août 1986
Histoire d'amour
Le cur est associé à l'amour. L'expression: "Avoir un grand cur" Nous parle de générosité, de gratuité. Le cur est fait pour réduire la misère.
Sur le plan physique, le cur Est le déclencheur de tout notre système.
Dieu pardonne toujours, La nature, à quelques reprises.
Apprendre à dire non est parfois Plus difficile que de dire oui.
Depuis le 26 août, Roger ne craignait plus la mort. Les 27 et 28 août, il avait une sérénité surprenante.
Il a changé, non seulement son coeur, Mais toute sa vie, et cela, sans arrière-pensée. Il fut lui-même, jusqu'au bout !
Prière sacerdotale: Jn 17, 3
"La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ."
Petit mot déposé dans le cercueil de Roger
À Roger mon frère
Nous avons été proches l'un de l'autre, Surtout sur le plan des personnes Qui se trouvaient en difficultés: Qu'il s'agisse des pauvres de tous genres, Que ce soient des mal-aimés, des incompris, Pour nous deux, la cloche, souvent sonne.
Le 28 août, cette cloche s'est fait entendre, Mais cette fois, que pour toi seul.
C'est celle de la victoire et de la récompense Parce que tu as cru ! Parce que tu as pardonné ! Parce que tu as aimé !
En pensant à toi, je continuerai.
Hommage à Martin Pelletier
Texte remis à la mère de Martin Pelletier qui est décédé accidentellement, le jour de son anniversaire, le 7 octobre 1984, à St-Hugues.
"Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: J'habiterai dans la maison de l'Éternel, jusqu'à la fin de mes jours." (PS 23)
"Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut, repose à l'ombre du Tout-Puissant." (PS 91)
Martin est un jeune homme aux dimensions d'un adulte, tant sur les plans physique que spirituel. Adolescent, il est déjà en cheminement, d'un esprit qui se veut en dialogue constant avec le Seigneur, comme il me le disait souvent.
Martin est maintenant un être spirituel qui est toujours en devenir. Retenons les messages que lui seul savait envoyer: messages de paix, de reconnaissance, de générosité, de respect de la personne, de l'opinion de l'autre.
Martin est, par les yeux de la foi, déjà en communication instantanée avec le Seigneur et avec lequel, il a été en constant dialogue tous les jours de sa vie de 20 années.
Oui, le Seigneur a accepté la vie de Martin, dès le printemps de sa vie, parce qu'il l'a jugé prêt pour son royaume.
Si un sentiment profond devait nous animer tous, c'est sûrement celui de la reconnaissance envers le Seigneur qui a cueilli un fruit mûr de l'arbre des Pelletier.
Sur le plan uniquement humain, l'arrêt d'une vie physique est complètement incompréhensible et inacceptable.
L'esprit de l'être humain, son âme, qui est en quelque sorte le souffle de Dieu, libéré de son enveloppe terrestre, va en croissant sans cesse, vers la perfection que le Seigneur attend de chacun de nous.
Martin est bien placé pour que nous priions pour lui, afin que le Seigneur le purifie des imperfections qu'il a pu avoir sur cette terre. Par la suite, n'ayons pas peur de dialoguer avec lui, de lui parler de ce qui nous tient à coeur, de lui dire ce qui nous pèse et croyons en lui, il saura sûrement intercéder pour chacun d'entre nous auprès de son Seigneur qui est aussi notre Seigneur.
À tous les membres de la famille Pelletier, mes sentiments de reconnaissance de m'avoir permis de connaître et d'apprécier leur fils Martin.
Je crois fermement que Martin nous entend et souhaite que nous le rejoignions un jour, quand le Maître de la moisson aura décidé que l'heure de la récompense aura sonné.
Ce 9 octobre 1984
Un ancien professeur-éducateur de Martin Pelletier, au Collège Saint-Hilaire
Tante Huguette Meunier-Bibeau ( À l'église du Christ-Roi, St-Hyacinthe.) 24 novembre 1981
Samedi dernier, le 21 novembre 1981, en la Fête de la Présentation de La Vierge Marie au temple, Huguette Meunier-Bibeau se présentait devant le Christ-Roi.
Elle est celle qui a passé sur la scène terrestre, sans faire de bruit.
Elle a su à travers les difficultés de la vie, mener à bon port, la tâche d'éduquer trois grandes jeunesses.
Huguette ne parlait pas beaucoup, elle écoutait, elle était attentive aux besoins des autres. Sa mère, Mme Alfréda Meunier, ainsi que ses trois fils, pourrait en témoigner.
Elle fut un paquet de bonté ! Elle sait plus que tout autre ce que chacun de ceux et de celles qu'elle a laissés sur le bord du rivage, ont besoin.
Ayant écouté une bonne partie de sa vie, maintenant elle est bien placée, pour être notre ambassadrice à tous, auprès de l'Auteur de nos jours.
Huguette est toujours vivante, son esprit, son âme, chacun et chacune peuvent en ressentir les effets et surtout de continuer à croire en elle.
Ce que nous regrettons de ne pas lui avoir dit, pendant son court séjour sur cette terre, disons-lui à partir de maintenant. Oui, merci pour ce que tu as été et pour ce que tu es devenue.
D'ailleurs, les dernières paroles qu'elle prononça, lorsque je lui ai rendu visite lundi, furent: "Merci, merci beaucoup "
Huguette, avec ton époux Lucien Bibeau, attends-nous dans ta nouvelle demeure, où un jour, nous serons tous à nouveau réunis.
À la deuxième épître aux Corinthiens, chap. 5, 1-10, il est écrit: "Nous avons dans les cieux une maison qui est l'uvre de Dieu, demeure éternelle."
En attendant cet heureux événement, nous vivrons tous en esprit avec Huguette et Lucien Bibeau.
Seigneur, Mme Meunier, Richard, Benoit, Patrick, Suzanne, Yvan et Michèle ainsi que nous tous, te supplions d'accueillir dans ton paradis, Huguette ta fidèle servante. Amen.
Une vie nouvelle (18 février 1992) (Église du Christ-Roi)
En 1959, dans cette église, Richard par son baptême, naissait à la vie spirituelle qui lui permet aujourd'hui de continuer à vivre, même après sa mort physique.
Il y a 26 ans, Richard avait alors 6 ans, il était témoin du départ de cette terre, de son père Lucien. Il y a 10 ans, alors que Richard avait 22 ans, il dut se séparer de sa mère Huguette qui était appelée à rejoindre son époux, dans un monde meilleur.
Aujourd'hui, c'est Richard lui-même, qui nous quitte physiquement, pour retrouver ses parents et ainsi reconstituer en partie, sa famille terrestre.
La vie et la mort sont toutes les deux les extrémités d'une même réalité qui doit déboucher sur un bonheur éternel. Il n'est pas facile de saisir cette vérité d'une seule réflexion humaine, ce n'est pas évident pour ceux et celles qui doivent se séparer, pour un temps indéterminé, de l'être cher, de celui sur qui, une mère et des enfants comptaient beaucoup.
Il est clair que ce genre d'événement vient, pour le moins que l'on puisse dire, bouleverser notre quotidien.
Richard, cet éternel optimiste, ce boute-en-train infatigable, ce sportif indomptable, ce compagnon fidèle, ce père aimé, va certes, laisser un grand vide chez ses proches, ses amis et ses connaissances.
Mais, parce qu'il y a un mais, heureusement, Richard de par sa nature physique et spirituelle, ne nous laisse pas tomber pour autant. Là où il est, il est disposé, comme sur cette terre, à faire plaisir et à rendre service à tous ceux et celles qui le désireront vraiment.
Tant et aussi longtemps que Richard demeurera dans nos coeurs, nous pourrons toujours, cela dépend de chacun et chacune d'entre nous, communiquer avec lui, car par son esprit, il nous soutiendra et continuera, ce qu'il a si bien commencé sur cette terre, c'est-à-dire, rendre l'amour et l'amitié à tous ceux et celles qui se confieront à lui.
Voir avec les yeux du coeur est possible, même sur cette terre, à plus forte raison quand l'être aimé est passé à une nature spirituelle.
Richard a aimé et a été aimé, c'est là son passeport pour la vie éternelle. Une seule question nous sera posée au moment de paraître devant notre Créateur et c'est celle-ci: " As-tu aimé ? " Si nous pouvons répondre oui, dès maintenant, c'est que nous sommes sur la bonne voie.
Dans la foi du grand mystère d'amour de Dieu pour l'humanité, confions Richard à la grande bonté du Seigneur et demandons-Lui, au cours de cette célébration, de lui ouvrir les portes de son royaume, si ce n'est déjà fait.
Richard, nous te demandons de veiller sur Chantal, sur tes deux enfants et sur nous tous et toutes.
" Je suis parti vous préparer une place", dit le Seigneur, croyons en cette parole du Christ ressuscité.
Amen ! Ce 18 février 1992,
Prières universelles
Souviens-toi, Seigneur, de ton amour.
-Pour Lucien, pour Huguette, pour Richard et tous les défunts que nous avons connus et aimés, prions le Seigneur.
-Pour ceux et celles qui ont de la peine, qui souffrent et sont découragées; pour ceux et celles qui n'ont personne auprès d'eux qui les aide, prions ...
-Pour tous les hommes, pour toutes les femmes, afin que leur vie sur la terre devienne plus humaine et plus juste, prions...
- Pour nous, parents et amis, afin que l'amitié et la tendresse soient notre signe distinctif, prions...
Prions: Seigneur, entends nos supplications et daigne les écouter favorablement dans ta grande bonté, nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen
Tante Yvonne Bibeau1985
Petit mot à la fin des funérailles: Paroisse.N.-D. du St-Sacrement de St-Hyacinthe.
Même, absent le soleil existe toujours !
La vie et la mort Ne sont que les deux côtés De la même médaille
La foi en Dieu, par sa création, Nous dit à chacun, la raison De notre passage sur cette terre: Aimer et être aimé ! Avoir l'occasion de prouver Notre confiance en Celui Qui nous a dit: "Je ne vous abandonnerai jamais".
L'amour de Dieu pour nous Est toujours présent, Ainsi, Yvonne nous aidera À vivre et à faire vivre !
Décès/André Provençal 5 oct.'86 (Chambly)
Le bonheur intérieur
Les disciples ont crié vers le Seigneur: "Maître, nous sommes perdus." Par ce cri, ils ont réveillé le Seigneur qui, par un mot, rétablit le calme. Cet appel au Seigneur n'est pas de la magie, il ne faut que traduire le mouvement d'un coeur croyant, qui va chercher le secours là où il peut venir. Merci Seigneur, d'être le centre de ma vie. Merci d'être ma source de bonheur.
Une visite à l'hôpital, ça dérange, mais mes amis me disent: " Toi, c'est pas pareil, tu as le temps." Reconduire quelqu'un après une veillée tardive: "Toi, ce n'est pas pareil, tu aimes conduire. " C'est drôle, avec toutes tes occupations, tu es toujours disponible, mais: "Toi, c'est pas pareil, tu as l'habitude du service." Accueillir des gens qui dérangent: "Toi, ce n'est pas pareil, tu aimes le monde. " Accomplir des journées de 15 ou 18 heures: "Toi, ce n'est pas pareil, tu es capable d'en prendre."
En cherchant, dans la ligne du coeur, chacun et chacune d'entre nous, trouverions le secret des gens heureux. Ne cherchons pas ce bonheur dans le passé, celui-ci ne nous appartient plus. Ne le cherchons pas non plus, dans l'avenir, car il ne nous est pas garanti.
Arrêtons-nous, au moment présent, si cruel qu'il peut nous paraître, même dans la peine, nous pouvons connaître le véritable bonheur intérieur.
Être heureux, c'est garder dans son coeur, la sève de l'arbre qui redonnera vie, même après un long hiver; c'est croire suffisamment à ses racines pour laisser surgir la vie à chaque printemps, à chaque résurrection.
Le psaume 33, versets 20 à 22, traduit bien notre espérance:
"Notre âme espère en l'Éternel Il est notre secours et notre bouclier, Car notre coeur met en lui sa joie, Car nous avons confiance en son saint nom. Comme nous espérons en toi. "
Seigneur, tu es juste à ta manière ! Tu nous aimes, à ta façon !
Serait-ce possible de nous faire comprendre, c'est quoi, ta manière, à qui nous les humains, nous paraît, à première vue, une injustice flagrante.
Cela viendrait-il du fait que dès le début de la création, tu nous aies créés pour toi ? Cela se pourrait-il que nous soyons des instruments libres entre tes mains ?
Seigneur, tu ne comptes, sûrement pas comme nous, car on dirait que pour toi, 16 ans, 86 ans, 55 ans, 17 ans, c'est du pareil au même.
Nous vivons pour te plaire, ça c'est dans ton plan divin, mais tu as pris un gros risque, quand tu nous as créés libres !
Ta manière de nous aimer est tissée d'un grand désir de nous rendre heureux, même ici-bas, mais tout en respectant notre liberté. Tu nous as fait confiance, malgré nos faiblesses.
Parfois, nous nous surprenons à penser que tu pourrais nous aimer différemment. Ainsi, tu pourrais laisser mourir les vieillards, les enfants malades, les handicapés, les pauvres, et laisser vivre ceux et celles qui sont jeunes et en santé.
À la longue, je ne sais pas ce que cela donnerait, mais ça serait différent et peut-être aussi que ça serait effrayant ? L'amour et la liberté n'existeraient plus, sans doute.
Je crois, Seigneur, que nous sommes aussi bien de continuer à te faire confiance, dans tous les événements heureux ou malheureux.
Toi, qui nous a faits, tu sais bien mieux que nous, comment il faut vivre, pour être vraiment heureux et le temps que cela doit durer.
Te dire, Seigneur, que parfois, tu agis de façons déroutantes et dérangeantes, pour nous tes enfants, cela ne te surprend pas, mais seulement, fais comme à St-Paul, accorde-nous ta grâce et cela nous suffira.
Tu nous l'as promis: "Je suis avec vous, jusqu'à la fin des temps."
Notre vie terrestre n'est pas terminée quand la mort nous surprend, mais elle est transformée et enfin, elle atteint son véritable but, celui de se joindre à toi, Seigneur, ainsi qu'à tous les esprits bienheureux.
André, le fils, le frère, le neveu, l'ami (e), le confident, le compagnon, l'étudiant, est toujours vivant et de plus en plus parmi nous, par son âme spirituelle et éternelle. Le Seigneur est avec lui et parmi nous, en même temps, alors, à ce moment-là, nous n'avons rien à craindre pour André, au contraire, nous devrions être jaloux de sa situation. Mais, comme la jalousie est un manque d'amour, ensemble, réjouissons-nous du fait, que par la foi, nous pouvons être assurés de connaître la situation d'André, que nous partagerons tous et toutes et cela, pas seulement pour 16-17 ans ou 90 -100 ans, mais pour l'éternité.
André, nous avons confiance en toi, ne nous oublie pas,tu es bien placé pour connaître nos besoins et nos désirs les plus chers.
Pour nous, la route n'est pas terminée, et je ne crois pas que tu serais fier de nous, si on se lamentait sur notre propre sort, ce qui ne nous empêche pas de te pleurer, car nous demeurons des humains.
Disons-nous plutôt, allons-y, continuons deux fois plus fort, c'est comme ça qu'André aurait voulu que ce soit.
Les larmes sont et se doivent souvent d'être le résultat d'une grande joie intérieure, que nous pouvons tous et toutes expérimenter, ce matin, grâce à André.
Seigneur, c'était, j'en suis sûr, un peu comme cela, qu'André aurait aimé que l'on se parle, lors de son nouveau séjour, parmi les âmes chères, qui nous ont précédés.
Au nom des élèves de 5e secondaire du Collège St-Hilaire.
Réflexion lors du décès accidentel de deux frères (1992-10-06)
La vie ressemble étrangement à une pièce de théâtre, dans laquelle s'entremêlent le comique et le tragique. Créés par amour, c'est sur ce chemin miné de toutes sortes d'embûches, que chacun et chacune se doivent d'aimer et d'être aimés.
Devant une épreuve inhumaine, que dire, si ce n'est que la vie se doit de continuer sous une forme ou sous une autre.
Par essence, la vie ne peut que continuer.
La mission de l'Homme sur terre: ennoblir la vie, l'amour, la mort, la matière, la pensée, le contact... Contribuer, chacun à sa façon, à leur ajouter une molécule d'amour et de spiritualité afin que tout ce qui existe se purifie.
Pour accepter les moments difficiles, il faut être capable de se connecter à sa source intérieure, ce qui n'est pas évident.
Que les jeunes et moins jeunes sachent développer leurs talents, pour les placer au service de leurs semblables, comme Stéphane et Marc ont sur le démontrer durant leur court séjour parmi nous.
"Un esprit sain dans un corps sain".
Qui mieux que Stéphane et Marc ont réalisé concrètement cette assertion, cet adage. Ils ont vécu à plein, dès leur jeune âge, par l'école du sport et de l'entraînement, ce que signifiait avoir un équilibre dans son quotidien.
Comme parents, on peut se dire que nous sommes des instruments pour susciter la vie et que nous n'avons aucun contrôle sur les événements extérieurs à notre volonté. Le fait de devoir accepter les conséquences des impondérables dans une vie, est source d'une grande inquiétude qui s'accompagne souvent de souffrances physiques et morales.
L'esprit humain a des pouvoirs insoupçonnés et c'est dans ce souffle qu'il faut espérer une continuité.
La communion des saints nous permet de croire en l'union des coeurs des personnes qui vivent sur cette terre et celles qui, comme Stéphane et Marc, ont été transformées pour vivre éternellement en amour en ce Jésus qui nous a dit d'avoir confiance en Lui et qu'Il ne nous abandonnerait jamais.
Que la sérénité remplisse votre coeur !
Que le courage arme votre esprit !
Que la sagesse vous tienne lieu de guide !
"La prière est la clé du matin et le verrou du soir." Gandhi
Je me permets de vous faire part de deux prières qui m'ont permis une vraie communication avec l'Infini.
PRIÈRE DU PARENT
Père céleste, fais de moi un meilleur parent, enseigne-moi à comprendre mes enfants, à les écouter avec patience et à répondre à leurs questions avec bonté; empêche-moi de les interrompre ou de les contredire.
Fais que je sois aussi poli envers eux que je voudrais qu'ils le soient envers moi. Ne permets pas que je rie de leurs erreurs ou que je les humilie et les ridiculise quand ils me déplaisent. Que jamais je ne les punisse pour me satisfaire ou pour démontrer ma force.
Chaque jour, guide-moi afin que je puisse leur prouver par mes paroles et mes actes que l'honnêteté nous rend heureux. Efface dans mon âme, je t'en prie, toute mesquinerie et quand je serai hors de moi, aide-moi Seigneur, à retenir ma langue.
Que je me souvienne toujours que mes enfants sont des enfants et que je ne doive pas m'attendre qu'ils aient un comportement d'adulte. Permets que je ne leur enlève pas le droit de s'affirmer et de prendre des décisions.
Accorde-moi la sagesse de permettre les plaisirs raisonnables et le courage de refuser des privilèges qui pourraient leur nuire; fais que je sois un parent juste, honnête et bon, et permets Seigneur, que mes enfants m'aiment, me respectent et m'imitent. (Auteur X)
O Dieu, je t'invoque dès l'aube! Aide-moi à prier et à élever mes pensées vers toi; seul, je ne peux rien. En moi tout est sombre, mais en toi est la lumière.
Je suis seul, mais tu ne m'abandonnes pas; je suis sans courage, mais le secours est en toi; je suis inquiet, mais la paix est en toi; en moi habite l'amertume, mais en toi la patience; je ne comprends pas tes voies, mais tu connais mon chemin.
Père du ciel, je te loue et te rends grâces du repos de la nuit, je te loue et te rends grâces du jour nouveau. Je te loue et te rends grâces de toute ta bonté et de ta fidélité dans ma vie passée.
Tu m'as fait du bien, donne-moi d'accepter maintenant de ta main ce qui m'arrivera aujourd'hui. Tu ne me chargeras pas d'un fardeau que je ne puisse porter.
Tu fais servir toutes choses au bien de tes enfants. Gloire à Toi ! (Bonhoeffer)
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