Chapitre IX

 

Autodétermination

 

- Apprendre à vivre avec la vie

 

Scott Peck, dans son ouvrage: " Le chemin le moins fréquenté", nous explique que la discipline et l'amour seront les deux éléments qu'il nous propose pour régler l'ensemble des problèmes de notre vie.

 

La discipline est l'outil de base dont nous disposons pour résoudre les problèmes de la vie. C'est dans ce processus de confrontation aux problèmes, et leur résolution, que la vie trouve sa signification.

 

C'est à travers la douleur que représentent la confrontation aux problèmes et notre capacité à les résoudre que nous évoluons, que nous apprenons.

 

Retarder la satisfaction est une question d'emploi du temps, des douleurs et des joies de la vie, de façon à mettre en valeur le plaisir et à faire face à la douleur avant, pour s'en débarrasser. C'est la seule manière de vivre bien.

 

Prendre le temps de résoudre les problèmes de la vie, qu'ils soient de nature intellectuelle, sociale ou spirituelle.

 

Il faut accepter la responsabilité d'un problème avant de pouvoir le résoudre.

 

Un sentiment d'impuissance, la peur et la profonde conviction que des gens sont incapables de faire face et de changer l'état des choses, vient du désir d'échapper à la douleur de la liberté, et donc à la responsabilité de leurs problèmes et de leur vie.

 

Ils apprennent tôt ou tard que toute la vie d'un adulte est une série de choix personnels et de décisions.

 

S'ils parviennent à l'accepter totalement, alors ils deviennent libres. Sinon, ils se sentiront toujours des victimes.

Ce qui nous donne l'énergie pour la discipline, cette force, c'est l'amour.

 

L'amour, c'est la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle ou celle de quelqu'un d'autre.

 

En progressant dans l'exploration de la nature de l'amour, il apparaîtra que l'amour de soi et l'amour d'autrui sont indissociables.

 

Lorsque nous aimons, notre amour ne devient démontrable ou réel qu'à travers le fait que pour cette personne (ou pour nous-mêmes) nous faisons un pas ou un kilomètre de plus.

 

L'amour est un acte de volonté, c'est-à-dire désir et action, conjointement. On n'est pas obligé d'aimer, on le décide.

 

L'amour véritable est une expérience d'enrichissement durable, pas la passion.

 

La seule façon de s'assurer l'amour, c'est d'être digne d'amour, ce que vous ne pouvez pas être tant que votre seul but sera d'être aimé passivement.

 

Lorsque nous nous dépassons, notre moi entre en territoire inconnu. Nous faisons des choses dont nous n'avons pas l'habitude. Nous changeons.

 

Changer, avoir des activités nouvelles, se trouver en territoire inconnu, faire les choses différemment: tout cela est plutôt effrayant, l'a toujours été et le sera toujours.

 

Le courage n'est pas l'absence de la peur, c'est l'action malgré la peur, la réaction contre la résistance qu'engendre la peur, vers l'inconnu et le futur.

 

L'évolution spirituelle, et donc l'amour, demande du courage et implique un risque.

 

L'essence même de la vie est le changement, l'évolution et le déclin combinés. Lorsque nous refusons la mort, la nature changeante des choses, nous nous détournons inévitablement de la vie.

 

Parmi les milliers, ou même les millions de risques que nous prenons au cours d'une vie, le plus grand est le risque d'évoluer, de grandir.

 

- Espérance

 

Léna Allen-Shore, dans son livre intitulé: "Dix pas dans le pays de la vie", nous dit entre autres choses, que notre capacité de penser et de puiser à la source de ce dynamisme interne, qu'on peut appeler "espérance", nous donne la force de porter des choix judicieux face aux circonstances de la vie.

 

À travers ces "Dix pas", elle nous révèle comment trouver un sens à notre vie et arriver au bonheur ?

 

Le défi le plus sérieux de la vie consiste à se révéler soi-même, à prendre conscience de ce que l'on est, à savoir si l'on recèle assez de détermination, de force et de volonté pour s'accomplir pleinement.

 

Notre volonté nous permet de choisir la manière de vivre.

 

La vie contient l'homme et Dieu, et nos rêves, et nos espoirs, et nos attentes. Elle nous offre le plus grand des biens: la liberté.

 

Choisir de vivre, c'est relever les défis de tous les jours.

 

Pour affronter les défis, non seulement faut-il savoir vaincre les obstacles, mais encore vivre en harmonie avec sa conscience.

 

Les sentiments et les émotions forment des liens puissants qui nous rattachent aux autres, à l'univers et à Dieu.

La qualité de la vie d'un homme dépend de son propre choix, et lorsqu'il reste conscient de ses possibilités, il s'efforce d'atteindre son idéal.

 

Vous découvrez mille façons d'embellir la vie, non seulement pour vous-même, mais aussi pour les autres, en demeurant conscient de vos qualités personnelles ou de celles que les autres peuvent susciter en vous; la patience de l'écoute attentive; le désir d'offrir vos services afin d'aider à résoudre les problèmes de ceux qui ont besoin d'aide; le courage de vous tourner vers les gens qui vous inspirent confiance dans les moments difficiles de votre vie.

 

Prenez conscience de pouvoir respirer en toute liberté, dans l'environnement de votre choix, et de la prodigieuse possibilité de vous accomplir pleinement, en devenant ce que vous souhaitez être.

Pour tirer le meilleur de soi, pour satisfaire à nos désirs et répondre à nos attentes, il faut beaucoup compter sur notre capacité de communiquer avec nous-mêmes, et cela importe autant que de communiquer avec le monde extérieur.

 

En cultivant une forme de pensée positive en ce qui touche nos traits de caractère, nous pouvons influencer notre propre bien-être et le bien-être des autres.

 

Les relations constructives se fondent non pas sur la critique, mais bien sur le renforcement des aspects positifs de la personne avec laquelle on établit des contacts.

 

Un facteur important de rapprochement entre deux personnes, est le respect de l'un et de l'autre.

 

Notre attitude envers la nature et l'attention que nous lui portons jouent un rôle vraiment distinct dans notre vie.

 

Prendre conscience des beautés de la nature, c'est se faire de cette dernière une alliée qui permet à tout moment de goûter aux joies de l'admiration et de la contemplation. La nature apporte un élément de beauté dans nos vies.

 

Si la nature éveille notre curiosité, elle nous permet également de choisir la beauté et le bien. Les jours passés à communiquer ainsi avec la nature sont les plus beaux. À l'exemple de la nature, ne devrions-nous pas apprendre à accepter les "tempêtes" et les vicissitudes de la vie ?

 

Croître c'est se créer sans cesse. Chez l'homme et dans la nature réside le même pouvoir de changement, et chaque instant demeure imprévisible.

 

La nature me propose mille vérités à découvrir. En restant attentif à la vie quotidienne, je perçois beaucoup mieux les choses.

 

Puisque les merveilles qui nous entourent contribuent à notre propre épanouissement, appliquons-nous à les découvrir.

 

Les relations de notre choix devraient refléter nos propres attentes et notre propre individualité. Nous avons tous besoin de développer des relations favorisant le partage des émotions, la connaissance et la spiritualité.

 

La clé de toute relation se trouve dans le don et l'accueil. Savoir donner et recevoir, voilà de quoi favoriser les relations positives.

 

Dans certaines relations, à cause de circonstances particulières qui demandent notre empressement à ouvrir le premier la porte de l'affection et de l'intérêt mutuels, nous devons être capables de donner une partie de nous-mêmes à l'autre sans demander ce que nous recevrons en retour.

 

L'amour et l'amitié se nourrissent au festin de la réciprocité.

 

La communication reste un art ! Dans les relations humaines, les règles du jeu ne s'appliquent pas, il n'y a ni gagnant ni perdant et les liens les plus précieux doivent se fonder sur l'égalité.

 

L'amour appelle l'interdépendance, le respect de l'autre et le partage réciproque.

 

Si nous retardons certaines décisions, si aujourd'hui nous n'assumons pas certaines responsabilités, demain il sera peut-être trop tard. Demain, les occasions d'aujourd'hui n'existeront plus.

 

Pour approcher la société humaine, il faut, avant tout, accepter les gens tels qu'ils sont.

 

Nous tentons de comprendre les autres à travers leurs pensées, leurs sentiments et leurs réactions face aux luttes et aux défis quotidiens.

 

Des sentiments naissent les sentiments, et c'est à travers eux que l'on peut atteindre l'autre.

 

Pour aider vraiment les autres, la connaissance doit s'accompagner d'un partage des sentiments.

 

La grandeur et la faiblesse de l'homme cheminent côte à côte. Celui-là est grand, qui se sait homme, et assume ses responsabilités envers les autres.

En cultivant notre esprit, n'oublions jamais l'importance de l'humour. Dérider les autres et dissiper l'animosité au moyen de l'humour, cela se révèle également très formateur. Une telle prise de conscience peut nous valoir un certain sens de l'humour, même si nous n'en sommes pas dotés par nature.

 

L'humour fin et subtil s'avère souvent très efficace et très formateur. Le rire guérit souvent bien des maladies. Le sens de l'humour agit comme une bouée de sauvetage, en maintes circonstances, puisqu'il permet un examen de conscience tout à fait particulier.

 

L'éducation permanente, outre le stimulant mental déjà mentionné, nous permet d'apprécier nos propres capacités et nous allier au temps qui passe.

Plus les gens s'éduqueront, plus ils sauront s'entraider. Comprendre les idéologies naissantes, c'est pouvoir s'ajuster aux structures nouvelles.

 

La culture est perçue et affecte les gens de diverses façons; elle éveille toutes sortes d'émotions et cela fait également partie de l'éducation permanente. Comprendre l'éducation permanente, c'est bénéficier d'une pleine confiance en soi face aux exigences de la vie.

Prendre part à la vie, c'est participer, et la participation appelle une implication consciente.

 

Apprendre c'est comprendre et absorber, c'est acquérir des richesses pour l'esprit, c'est éprouver le bonheur de bien saisir la vie.

 

Pour moi, vivre courageusement, cela consiste à voir, à saisir, à comprendre un peu plus et un peu mieux, à chaque jour qui passe.

 

Une prise de conscience continuelle de la valeur de la vie ne peut qu'élargir l'horizon de nos possibilités et s'il n'y a pas de limites à ce que nous pouvons entreprendre, nous devons cependant croire que nous sommes capables d'essayer, de réussir.

 

Donner la vie à la vie, cela veut dire contribuer et partager. Pour vivre vraiment, il ne faut pas uniquement contribuer, il faut surtout partager.

 

Certains hommes sauront se fixer un but dans la vie, d'autres ignoreront toujours le pourquoi de leur existence.

 

Les amitiés valorisent le sens de la vie.

 

Il faut du courage pour "vivre selon notre individualité", pour écouter notre propre conscience et agir selon nos propres convictions personnelles, même lorsque le groupe diffère d'opinion. L'individu doit savoir et croire que sa personnalité unique demeure son plus grand trésor.

 

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