Le mal de l'âme
La planète terre est devenue un gros village, à ce point, que tous les événements qui s'y déroulent, nous parviennent presque instantanément.
Notre cur bat la chamade face à toutes les informations qui nous envahissent, très souvent à notre insu.
Notre seuil de tolérance atteint, à plusieurs reprises dans notre vie, un seuil qui nous déstabilise humainement parlant.
Sous le choc de différents faits vécus, parfois brutalement, nous perdons l'équilibre qui nous permettrait de résoudre certains problèmes quotidiens.
Qu'il s'agisse de perte d'emploi, de séparation, de divorce, d'injustice de toutes sortes, de perte de confiance, de perte d'estime de soi, d'une peine d'amour ou d'amitié, du rejet de l'autre, de manque de tolérance à notre égard, d'un revers de fortune, du décès d'un être cher, de la violence faite à un conjoint ou à un enfant, d'un viol, d'un inceste ou de tout autre acte inhumain, nous sommes dépassés par ces situations plus que pénibles.
Devant ces cruelles réalités dont personne n'est exempt, comment prévenir des réactions regrettables, pour le moins que l'on puisse dire.
Malgré toutes ces difficultés, auxquelles, l'être humain peut faire face, elles demeurent des événements plus que regrettables, parfois insoutenables, elles sont limitées dans le temps, donc temporaires.
Le suicide et le meurtre sous toutes ses formes apparaissent comme des solutions définitives à des problèmes très graves, mais qui en soient ne requièrent pas ce genre de traitement.
La désespérance nourrit des sentiments qui dépassent souvent la limite de la perception d'une solution à des difficultés qui nous semblent insolubles.
L'esprit a des limites et si les tourments qui l'assaillent ne sont pas contrôlés d'une façon réfléchie, tout en tenant compte de nos états d'âme, il s'en suit que nous sommes envahis par des pulsions qui dépassent notre entendement et cela malheureusement aboutit à des fins tragiques pour la vie humaine.
Un problème limité qui est, croit-on, résolu par une réponse définitive et cela sans espoir de retour apparaît inadéquate.
Indépendamment des difficultés certaines que l'être humain rencontre un jour ou l'autre dans sa vie, y aurait-il une façon autre de concevoir une approche différente à ces problématiques?
La réponse pourrait contenir certains éléments, comme apprendre à vivre en respectant la nature humaine sous toutes ses formes : minérale, végétale et animale dont nous faisons partie intégralement.
Avoir des priorités et concevoir des valeurs qui nous permettraient de mettre notre espoir et nos désirs dans un esprit qui se dissocierait d'un monde de plus en plus matérialiste.
Si nous ne prenons garde, il nous arrive de considérer la vie, quelle qu'elle soit, comme un vulgaire objet que l'on peut détruire à volonté, selon nos instincts plus ou moins contrôlés.
La nature humaine étant ce qu'elle est, participante à la vie planétaire sous toutes ses formes, conserve tout de même un caractère particulier, qui en fait une personne unique au niveau de tout ce qui est existe.
Alors, il me semble que notre attitude, devant un tel constat, serait de tenir compte, dans nos comportements, de la façon de nous comporter à son égard.
Notre manière de vivre est souvent la cause première de tous nos problèmes qui nous aveuglent quant à savoir comment les résoudre d'une façon humaine.
Aucun jugement sur le comportement humain ne peut arriver à permettre d'entrevoir une solution raisonnable.
Ici, il est question d'établir des faits et des situations qui envahissent notre monde et d'arriver, en son âme et conscience, à chercher ensemble des réponses à nos questionnements et d'y apporter une réflexion qui va répondre à poser des gestes sensés à des difficultés passagères.
Nous sommes loin de juger les cas de meurtre ou de suicide, mais par contre, nous pouvons, si nous le désirons fermement, ensemble nous aider les uns et les autres à lutter contre le matérialisme à outrance et à l'individualisme qui nous laisse, malheureusement, indifférents aux problèmes de nos proches.
Soyons vigilants et compatissants, en prenant conscience que l'humanité devrait être gérée par des humains solidaires plutôt que solitaires.
Gilles Dubuc, texte révisé, ce 15 novembre 2009