Le Ritalin
ou refuser les garçons


Dernière heure :  J’ai enfin retrouvé les 2% de surdoués que le système scolaire a fait disparaître.  Sous les conseils des cons diplômés de la pédan-gogie, 180,000 enfants du Québec sont contraints d’utiliser le Ritalin,  otages des éducateurs à pensée unique (contrôlés par le mouvement féministe)
Cette drogue moderne fait des futurs hommes (pas de H majuscule) des  hommelettes, des fillettes, des enfants transparents…de futurs drogués.
Les éducateurs, incapables de faire correctement leur boulot, incapables d’accepter qu’un enfant mâle soit différent d’un enfant femelle, ont trouvé là LA façon de paraître compétent, les parents, la façon de pouvoir vaquer en paix à leur carrière, les médecins sont populaires avec cette panacée miracle, les pharmaciens s’emplisent les poches,

Et les enfants sont détruits!!!

Grangalo
Voir aussi:Le gros bon sens et école



Ritalin, un droit des mères?

Le monde qui longtemps n'a respecté ni les femmes, ni la nature, ce même monde aujourd'hui par laxisme, n'est-il pas en train de violer les droits des plus faibles, les enfants ? L'aveuglement social causé par la culpabilité inhérente face aux inégalités historiques des droits des femmes, semble maintenant ignorer ceux des enfants. Par son repentir, sa compassion nouvelle envers les femmes, notre 'société de droits' leur accorde de fait tous ceux-ci, ne laissant aux hommes que ce rôle accessoire de pourvoyeur comme obligation réelle dans la vie de leurs enfants. Comment en tirer noblesse ? La disparition des pères de la proximité des enfants créé par l'ostracisme dont ils sont l'objet dans les cours de la famille, a sûrement quelque chose à voir avec cette consommation du ritalin par les jeunes garçons. Au fait, quel avenir peut avoir la masculinité si nos fils, nos enfants sont privés du modèle que leur procurait la présence de leurs pères?
Alain Lesage
Avec la généreuse contribution de Jocelyne C. qui a tapé les textes. Merci Jo


Ritalin, la pilule qui passe mal

par Jeanie Russell, Sélection Readers Digest, Février 99

On le prescrit de plus en plus souvent à des écoliers pour corriger un problème de comportement.  Attention, danger !

Sue et Tony Carrigan sont soucieux:  leur fils, Chris, élève de première année, ne réussit pas en classe.  À l'école, professeurs et conseillers attribuent les difficultés de l'enfant à un problème de concentration.  La psychologue de l'établissement enfonce le clou.  "Elle nous a dit qu'il ne présentait pas tous les signes d'un trouble déficitaire de l'attention (TDA), se souvient la jeune mère de 34 ans, mais que, si c'était le cas, le Ritalin lui ferait du bien.  Elle nous a alors donné quelques prospectus
qui vantaient les mérites de ce produit."

Et, pour montrer à quel point l'usage de ce médicament est répandu, une enseignante leur explique que, sur les 28 élèves de sa classe, cinq ou six en prennent.

Comme rien d'autre ne semble fonctionner et que le personnel de l'école multiplie les paroles rassurantes, Sue et Tony autorisent la psychologue à modifier l'évaluation de Chris afin qu'il réponde aux critères médicaux du TDA.

"Ils nous ont remis leur rapport à l'intention du pédiatre, raconte Sue. Celui-ci nous a consacré 10 ou 15 minutes.  Il n'a même pas jeté un coup d'oeil à l'évaluation, pas plus qu'il n'a interrogé Chris.  Il s'est borné à prescrire du Ritalin."

Au début, Sue se dit que les enseignants savent ce qu'ils font.  Mais quand elle s'aperçoit que le Ritalin n'améliore en rien les résultats de Chris, elle décide de l'emmener voir un psychologue.

"Nous avons découvert que je le poussais tellement à réussir qu'il avait peur de me décevoir.  En fait, je l'empêchais d'apprendre.  Tout a changé dès que j'ai pris les choses un peu plus à la légère."

Sue et Tony cessent de donner du Ritalin à leur fils au milieu de sa deuxième année de scolarité.  "Les gens de l'école nous ont dit que nous faisions une erreur", raconte Sue.  Chris a redoublé son année, mais il s'est ensuite toujours classé parmi les premiers.  "Je remercie le ciel de lui avoir permis d'échapper au culte de la pilule, conclut-elle,visiblement soulagée.  Il sait maintenant que c'est de lui que les choses dépendent, pas d'un quelconque médicament."

L'Amérique du Nord compte par centaines de milliers ces enfants qui, comme Chris Carrigan, ont été emportés par la vague d'enthousiasme pour le Ritalin et autres variantes commerciales du méthylphénidate.

"Le TDA est si souvent invoqué aujourd'hui que les enseignants ont vite fait de qualifier d'hyperactif un élève un peu trop turbulent à leur goût, déclare Howard Adelman, professeur de psychologie à l'université de la Californie à Los Angeles.  Les parents sont en position de faiblesse quand un éducateur leur dit:  "Tenez, voici  quelque chose qui aidera votre enfant."  On les envoie chez un pédiatre qui, la plupart du temps, n'a guère été préparé à administrer des psychotropes et l'enfant se met à prendre du Ritalin."

En 1990, ils étaient 900 000 à le faire aux États-Unis.  On arrive aujourd'hui au chiffre ahurissant de 2,5 millions, dont 80 pour 100 de garçons.  L'usage de ce médicament s'est banalisé, et c'est là que se situe le plus grand danger.

Les experts estiment que la proportion d'enfants souffrant réellement d'un TDA (ou THADA, pour trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention, l'expression qui est maintenant officiellement consacrée) ne dépasse pas 5 pour 100.  Pourtant, l'Organe international de contrôle des stupéfiants,
une agence des Nations Unies, a relevé de fortes disparités régionales  aux États-Unis où dans certaines écoles, plus de 20 pour 100 des élèves sont soignés pour un TDA à coups de stimulants, principalement du méthylphénidate.

Qui sont ces enfants qui prennent du Ritalin alors qu'ils n'en ont pas besoin ? "Certains sont simplement très actifs, indique Gail Furman, pédopsychologue, mais beaucoup de parents ne comprennent pas que les enfants sont naturellement turbulents."  D'autres ont de réels problèmes liés à une dépression, au stress ou à des difficultés d'apprentissage de la lecture, souligne-t-elle.  Ils doivent être soignés, mais pas nécessairement avec du Ritalin.

L'engouement pour ce produit dans les écoles a engendré une autre tendance troublante.  Des parents qui attendent énormément de leur enfant incitent les médecins à diagnostiquer un TDA.  Ils croient en effet que le Ritalin l'aidera à obtenir des résultats exceptionnels et donc, indirectement, à lui ouvrir les portes des meilleurs établissements d'enseignement supérieur.

"Les chiffres portant sur la consommation mondiale de Ritalin donnent à penser que l'eau ou l'air d'Amérique du Nord contient quelque chose de très particulier pour que nous soyons les seuls à avoir cette étrange maladie, constate Gene Haislip, un ancien de la DEA, l'agence américaine chargée du contrôle des stupéfiants.  Il existe bien sûr de véritables cas de TDA, mais ces statistiques montrent que le nombre de prescriptions de Ritalin est bien supérieur à ce qui est médicalement nécessaire.  Ce qui se passe est complètement déraisonnable."

Bien que l'on ignore tout ou presque des causes du déficit de l'attention, on s'accorde généralement à reconnaître que le Ritalin, en stimulant le système nerveux central, aide l'enfant à se concentrer.  Ce produit permet de mieux assimiler l'information tout en minimisant les comportements perturbateurs.  Mais, même si l'on admet que cette substance présente des avantages à court terme, son innocuité n'a pas été réellement établie. Dans son livre, Prescription for Disaster, Thomas Moore estime que la consommation de Ritalin combine "une méconnaissance de ses avantages réels avec une absence de certitudes scientifiques quant à ses effets à long terme".  Il ajoute que nous faisons courir des "risques effroyables" à toute une génération et déplore vivement l'absence d'"études sur les bienfaits ou les dangers d'une consommation prolongée de Ritalin".

Comment en sommes-nous arrivés là ?  Nombreux sont ceux qui voient dans cette situation une affaire de gros sous.  Le traitement du TDA entretient en effet tout une industrie.  Les ventes de médicaments à base de méthylphénidate sont passées de 109 millions de dollars en 1992 à 336 millions de dollars en 1996.  Les détracteurs attribuent la vogue que connaît ce produit aux pressions du fabricant, Novartis, et d'une association de lutte contre les troubles du déficit de l'attention chez les enfants et les adultes, le CHADD.  Cet organisme à but non lucratif a reçu 748 000 $ de subventions de la part de Novartis entre 1991 et 1994, et 448 000 $ en 1995.

"La plupart des prospectus circulant dans les établissements scolaires américains ont été financés ou fournis par Novartis ou par le CHADD , dénonce Peter Oas, le psychologue qui a conseillé aux parents de Chris Carrigan de ne plus lui donner de Ritalin.  Ces documents sont disponibles dans les écoles et distribués par les enseignants, les conseillers pédagogiques et les directeurs."

Les éducateurs ont, de leur point de vue, d'excellentes raisons de pousser à la consommation de Ritalin.  "On leur demande d'assurer la discipline, précise Howard Andelman.  Alors, quand un enfant est turbulent, ils se tournent vers le corps médical au lieu de chercher d'autres manières d'intéresser leur groupe d'élèves."

Bien des psychologues estiment que les enseignants peuvent jouer un rôle autrement plus efficace que le Ritalin.  "Certains enfants ont une année horrible dans une classe et se comportent très bien dans la suivante", observe Peter Goldenthal, un spécialiste de la psychologie infantile et familiale de Pennsylvanie.  Il considère que les éducateurs dotés d'une solide expérience, ceux qui savent imposer fermement des limites, sont moins portés à se tourner vers l'arsenal pharmaceutique à la première difficulté.

La pédopsychologue Gail Furman est bien d'accord.  "Les jeunes enseignants ont tendance à accepter un peu trop facilement un diagnostic de TDA", avance-t-elle.  Elle en a administré la preuve en faisant croire à certains d'entre eux qu'un enfant suivait un traitement au Ritalin.  C'était faux, bien sûr.  "Mais ils n'en ont pas moins trouvé que le comportement de l'élève s'était remarquablement amélioré, dit-elle.  J'ai répété l'expérience plusieurs fois, et le résultat a toujours été le même.  Il me semble que cela en dit long..."

Que devraient faire les parents lorsqu'un enseignant leur conseille le Ritalin ?  "Refuser, tout simplement !" soutient Peter Breggin, un psychologue du Maryland et auteur d'un ouvrage sur le Ritalin.
"Rappelez-vous que c'est vous qui décidez, dit-il, que personne ne fait autorité en la matière.  Essayez de déterminer si les difficultés viennent de votre enfant... ou des adultes qui l'entourent.  Si votre enfant a réellement un problème, posez-vous d'abord la question:  "Est-ce que je lui accorde suffisamment d'attention ?"  Puis demandez-vous s'il en reçoit assez à l'école."

"Le nombre d'enfants chez qui on diagnostique des troubles de l'apprentissage pourrait être substantiellement réduit", assure Robert Slavin, psychopédagogue à l'université Johns Hopkins de Baltimore.
Comment ?  En encadrant l'élève en difficulté et en aidant les enseignants à gérer leur classe.

"Il est étonnant, conclut-il de constater à quel point le comportement d'enfants que l'on présumait atteints d'un TDA s'améliore lorsque ces conditions sont réunies."



Depuis novembre dernier, un comité spécial du ministère de la Santé du Québec, en association avec le ministère de l'Éducation, enquête sur l'usage abusif du Ritalin dans les milieux scolaires.


Abuse-t-on du Ritalin au Canada ?
Uyen Vu et Élizabeth Thomson, The Gazette, 28 mai 1998

Selon IMS Canada, une entreprise privée d'information sur la santé, les médecins canadiens ont prescrit trois fois plus de Ritalin et autres variantes du méthylphénidate en 1997 qu'en 1993.  Dans l'ensemble du pays, le nombre d'ordonnances préparées pour ce produit est passé de 252 000 à
652 000 au cours de cette période.

"La situation échappe à tout contrôle", estime David Cohen professeur à l'école de service social de l'Université de Montréal, qui a étudié l'utilisation de ce médicament durant trois ans.  Il s'élève contre le fait que l'usage, les effets secondaires et le taux de succès à long terme du Ritalin ne fassent l'objet d'aucun suivi scientifique.

"Trop d'enfants commencent la journée avec une dose de Ritalin, s'indigne François Ouimet, critique du Parti libéral du Québec en matière d'éducation. Il est temps de sonner l'alarme."  Nouvelles CEQ, publié par la centrale syndicale des enseignants, citait récemment le cas de deux classes d'école élémentaire du Québec:  dans l'une, 7 élèves sur 25 prenaient du Ritalin et, dans l'autre, 6 sur 28.