XVIII II MMXI
D O S S I E R S U R
L' I M A G E DE D I E U : LE LIVRE
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Ce que les médias en ont dit : Le Libraire Le Centricois Planète Québec Radio-Canada; Christiane Charette Le Devoir "Contre-façon ou relique? L'authenticité du suaire de Turin, ce drap de lin qui aurait recouvert le Christ et sur lequel son visage se serait imprimé, ne fait pas l'unanimité chez les catholiques. Claude Gagnon et Jean Lauzon suggèrent leur version dans L'Image de Dieu.La Véritable Histoire du suaire de Turin: un alchimiste a produit un faux pour réunir les chrétiens au XVe siècle, mais le véritable suaire serait caché quelque part au Moyen-Orient. Ce roman, publié chez Bellarmin, s'inscrit à la limite de la fiction et de l'histoire." Le Devoir, "Et le verbe se fait encre..." Montréal, 11 avril 2009, p. G6. L’Image de Dieu; la véritable histoire du suaire de Turin, roman de Claude Gagnon et Jean Lauzon, Montréal, Bellarmin, 2009. Est-ce vraiment un roman? C’est plutôt un texte ingénieux passant d’une ‘croyance’ à des certitudes partielles. L’ensemble prouve la démonstration. Les auteurs sont bien informés des faits qu’ils proposent et qu’ils choisissent en fonction du roman. Benoît Lacroix Bonjour Jean. Je me suis régalée de votre magnifique roman digne d'un Umberto Eco, mais en mieux: moins prétentieux! Nycole Paquin, mars 2009. Commentaires:
L’Image de Dieu Nous voulons d’abord remercier M. Monnin pour avoir noté quelques petites coquilles que nous corrigerons volontiers dans une édition ultérieure. D’autre part, à sa citation biblique placée en exergue : « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau », nous pourrions lui rappeler celle de la paille et de la poutre... Mais un peu plus sérieusement, dans son compte rendu, Christian Monnin écrit: Notre roman suit l'antique modèle des emboîtements inter-textuels. Une simple lecture du prologue et de l'épilogue expose le bouleversement vécu par la lectrice (fictive) qui vient de lire le manuscrit du roman. Mieux, l'emboîtement du second niveau montre clairement la nature spiritielle du phénomène raconté et qui repose sur la matérialité historique de notre science (photographies de Pia). Le dernier paragraphe de l'épilogue résume le mystère réel du suaire indépendamment des deux niveaux récitatifs précédents. Une lecture attentive comprend immédiatement et distinctement le parallèle parfait entre le statut de l'Image et le statut du véritable Jésus de Nazareth: «Le linceul de Turin ne peut pas ne pas être le linceul de Jésus de Nazareth. Voilà la principale conclusion du symposium romain de 1990 où, notons-le, on a choisi la formule de la double négation pour faire cette affirmation. C’est précisément de cette façon que le suaire même s’est présenté au monde en version positive, lors du développement de sa photographie prise le 28 mai 1898 par le juriste et photographe Secondo Pia, le positif de l’image du Christ s’étant révélé comme le négatif du négatif qu’avait toujours été le linceul de Jésus depuis sa Résurrection.» (p.244). Concernant notre prétendu détournement de la lumière, il suffit de mentionner que le chapitre 5, soit le cinquième de l'ouvrage, est titré: La Lumière (p.181). Ce chapitre présente une métaphysique de la Lumière mais aussi une sémiotique de l'Image; deux dimensions théoriques exposées tout au long de l'aventure intellectuelle des chapitres qui précèdent. Et nous aurions par là, selon l'auteur du compte rendu, détourné nos yeux de cette lumière pourtant exposée dans le détail; ainsi, nous aurions «dissimulé la lumière»! Cette lecture de Christian Monnin inverse ce qui est explicitement raconté et traité dans l'ouvrage. Poursuivons la métaphore, c'est une lecture «claire obscure» d'un roman exigeant du lecteur le sens de l'émerveillement mais aussi celui du mystère. Oui, le roman du Suaire est «impossible»... nous l'avons pourtant écrit, et vous l’avez lu! Claude Gagnon, Jean Lauzon, janvier 2010. *********** La reconstitution du Suaire de Turin par Henri Broch examinée avec une pierre de lecture Claude GAGNON Professeur de physique à l’université de Nice et fondateur de la zététique, discipline consacrée à l’élucidation des phénomènes paranormaux, Henri Broch se livrait en 2005 à une reconstitution du Suaire de Turin qui permettrait d’expliquer comment l’image mystérieuse de ce dernier fut fabriquée (1). Henri Broch a repris sa démonstration et son argumentation dans le reportage réalisé par Jean-Louis Boudou et diffusé à l’émission Second Regard de Radio-Canada (2) à l’hiver 2011. Il m’apparaît nécessaire de relever les erreurs de méthodes commises par le physicien dans sa reconstitution et dans son interprétation de l’image du Suaire. La première erreur méthodique repose sur une confusion de Broch qui fabrique son image à l’aide de pigments incorporés à un tissu moulé sur un bas-relief. Or, bien qu’il y ait plusieurs dizaines pigments minéraux et végétaux sur le tissu du Suaire, l’image produite sur le lin se réduit à une oxydation fine de la cellulose du lin. Le dessin produit est ultrafin et s’expliquerait vraisemblablement par un quelconque rayonnement. Aucune pâte de pigments n’arrive, même de loin, à fabriquer un tel type d’image au dessin précis. Broch confond le tissu qui contient de multiples pigments sur toute sa surface et l’image qui, elle, est produite sans aucun pigment déposé sur le tissu. C’est exactement comme si on expliquait le suicide d’un détenu dans sa cellule par sa pendaison à l’aide d'une corde ou d’une ceinture alors qu’il n'y en a aucune dans la cellule ! Il n’y a aucun rapport de définition entre le dessin de l’image du Suaire et l’image de Broch qu’il reproduit dans ses ouvrages (3). Dans le reportage réalisé par Jean-Louis Boudou, Henri Broch donne un autre argument pour valider sa reconstitution avec des pigments. Contrairement au consensus universel des experts de photographies qui ont déterminé que l’image du Suaire est un type de négatif, ce qui constitue l’une des énigmes de cette image, Henri Broch affirme que cette dernière n’est aucunement un négatif ! En preuve, il précise qu’une goutte de sang sur le front du supplicié devrait être d’une autre couleur que celle du sang s’il s’agissait d’une image négative. Ici, il confond encore le tissu et l’image qu’il supporte quand il dit que la goutte de sang, s’il s’agissait d’une image négative, serait d’une autre couleur. Il oublie que la goutte de sang n’est pas dans l'image mais bien sur le tissu du suaire, qu'elle ne fait pas partie de l’image et qu’il est logique qu’elle apparaisse dans sa couleur réelle (brunâtre). Ces deux confusions entre le tissu et l’image mais surtout le résultat fort différent et décevant de la reconstitution de l’image par le physicien falsifient son expérience mais aussi son propos, selon lequel « l’explication est simple » (4) (sic). Une simple pierre de lecture promenée sur l’image du Christ puis sur l’image de Broch suffira à convaincre les sceptiques. __________ 1- La reconstitution de l’image du suaire fit partie d’un dossier de la revue Science et Vie, juillet 2005. Henri Broch reprit la démonstration de sa reconstitution en 2006, dans son livre Gourous, sorciers et savants. Le physicien avait déjà abordé la problématique du suaire en 1989 dans son ouvrage sur Le paranormal, p. 43 et suivantes. Je remercie Jean-Louis Boudou, réalisateur de Radio-Canada, de m’avoir facilité l’accès à ces sources. 2- Diffusion, janvier 2011. 3- Notamment dans Gourous, savants et sorciers, Éditions Odile Jacob, 2007, p. 137. 4- Science et Vie, op.cit., p.112.
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Les auteurs Claude Gagnon Jean Lauzon
Séance de signatures chez Renaud-Bray Claude Gagnon est docteur en philosophie de l’Institut d’études médiévales de Montréal et diplômé de l'École pratique des hautes Études de Paris. Il a publié deux ouvrages (1977, 1994) sur Le Livre des Figures Hiéroglyphiques faussement attribué au présumé alchimiste Nicolas Flamel. Il est spécialiste de la philosophie et de l'alchimie médiévales.
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L'intrigue Au XIVe siècle, L’Occident est frappé par la guerre, la maladie et la Mort Noire qui ravagent le continent. La chrétienté est divisée : deux papes, autant de capitales religieuses, l’une romaine, l’autre française. Le rabbin Abraham, aidé de son ami alchimiste Nicolas Flamel, prévoit recoudre la chrétienté avec le linceul qui a recouvert le Christ après la crucifixion, travaillant ainsi ardemment à pacifier l'Empire. De Paris à Florence, en passant par Bologne, Cîteaux, Lirey et Jérusalem en arrière-plan, cette vaste alliance de la réunification entre un juif et un catholique met aussi en scène l’empereur germanique Sigismond, son tuteur Canches, les physiciens du Vatican, ainsi que l’idée d’une nouvelle croisade en terre Sainte...
La chronologie Brève chronologie historique du Suaire de Turin L’authenticité probable :
(1314 : Les Templiers Jacques de Molay et Geoffroy de Charney sont exécutés par les troupes de Philippe LeBel sur le parvis de Notre-Dame à Paris; Geoffroy de Charney aurait légué le Suaire à un proche parent, Geoffroy 1er de Charny, de la région de Troyes. Une autre hypothèse veut que Geoffroy 1er de Charny se soit emparé du Suaire lors d’un raid militaire; date inconnue).
- Jérôme Lejeune de l’Académie pontificale des Sciences démontre une parfaite similitude entre certains détails d’un dessin illustrant un manuscrit hongrois (le codex de Pray) nécessairement écrit avant le XIIe siècle et l’état du linceul conservé à Turin. Or, l’analyse au radiocarbone faite en 1988 situe la fabrication du linceul entre les années 1260 et 1390. Étant donné qu’«on ne peut admettre qu’une étoffe puisse être brûlée avant que le lin ait été récolté, c’est la datation par le carbone 14 qu’il faut maintenant reconsidérer» conclue Lejeune.
La même chronologie vaut pour les partisans d’une fraude, sauf qu’elle débute en 1357 et nous suggère que le Linceul aurait été fabriqué par un artiste médiéval de la région de Lirey, près de Troyes, en Champagne; ce qui va à l’encontre de toutes les études sérieuses sur la question. Au sujet de cette improbable hypothèse:
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Quelques références
Un film : http://www.kewego.fr/video/iLyROoafMzTV.html Sur Google:http://www.google.ca/ . près de 60 000 références sous: Suaire de Turin |
Où se le procurer Librairie du Centre-du-Québec Renaud-Bray Decititre Place du livre Fnac La Procure Amazon
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