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    Méditation chrétienne: invitation; texte: Le chemin de la méditation.   Pourquoi lOecuménisme ?  | Groupe d'entraide pour personnes divorcées / séparées: renseignements sur le groupe; commentaires des personnes participantes,   Deuil : Groupe d'entraide: renseignements sur le groupe; site à visiter; suggestion de DVD; mots d'appréciation des personnes participantes;  texte: Ils ne nous quittent pas

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MÉDITATION CHRÉTIENNE

 

À

JEAN XXIII


Comment rencontrer Dieu tout en se rencontrant ?
 

 Un moment de silence,

en petit groupe,

tous les mardis de 19h30 à 20h30

 

Centre communautaire Jean XXIII

 

Pour information et inscription :

(819) 379-2862
 

Une activité du Comité adultes et foi

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Bienfaits du silence

 

De grandes choses se produisent, semble-t-il, dans le silence. La première nuit de Noël, Jésus est venu à Marie, au monde et à nous tous dans le silence et la paix nocturnes. L’office divin dans l’octave de la Nativité comporte ces versets : « Un silence paisible enveloppait tous les êtres et la nuit était au milieu de sa course ; alors ta Parole toute-puissante quitta les cieux et le trône royal » (Sg 18,14-15). L’un des cantiques de Noël les plus fameux commence par ces mots : « Sainte nuit, ô nuit de paix ». Dieu vient encore à nous dans le silence, dit John Main, mais il vient aujourd’hui à nous sur une base quotidienne, dans le silence de nos moments de méditation.

 

     Nous vivons en un temps de frénésie. La télé et la radio nous bombardent de leurs émissions. En ce début de XX1 siècle, les distractions nous sollicitent de toutes parts. Nous encombrons notre existence de deux fois plus de bruits et d’activités que nos ancêtres, affirment les anthropologues. Notre société carbure à l’activité, à la productivité, à la vitesse, à la réussite matérielle et au bruit.  La dimension contemplative de la vie nous échappe et nous en payons le prix. Le bruit couvre la voix de Dieu. Comme Jésus et les apôtres, qui se retiraient souvent en un lieu solitaire, nous devons nous aussi nous retirer dans le silence intérieur de notre âme. En ce sens, le silence est une nécessité à la fois psychologique et spirituelle.

 

     Dans une lettre à une carmélite (Mère Éléonore-Baptiste), Jean de la Croix écrit : « Ce qu’il y a de plus nécessaire pour nous, c’est de faire taire devant ce grand Dieu nos tendances et notre langue, car le langage qu’il se plaît à entendre est seulement le silence de l’amour » (Œuvres spirituelles, p. 1061). Et un grand maître spirituel de l’Inde, Meher Baba (1985-1935), dit ;

 

L’intelligence prompte est malade

L’intelligence lente est sensée

L’intelligence immobile est divine

 

Le poète saint Jean de la Croix décrit lui aussi avec justesse cette paix :

 

Par une nuit profonde,

Étant pleine d’angoisse et enflammée d’amour

Oh! L’heureux sort!

Je sortis sans être vue

Tandis que ma demeure était déjà en paix

 

 Extrait de Paul Harris, A l’école de John Main, méditation chrétienne, Novalis, 2004

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Le chemin de la méditation

Nous devons apprendre – et il est absolument nécessaire de l’apprendre – qu’une seule chose est nécessaire, parce qu’une seule chose est. Par conséquent, nous devons tous faire attention à notre manque de discipline. Nous devons amener nos esprits agités et vagabonds à l’immobilité. C’est l’une des premières grandes leçons d’humilité que nous apprenons, lorsque nous comprenons que nous n’atteignons la sagesse et la tranquillité, que nous ne passons au-delà des distractions, que grâce au seul don de Dieu… Tout ce que nous avons à faire, c’est à nous rendre disponibles – et ce, en devenant silencieux – à l’infinitude de Dieu. Nous apprenons à être silencieux en étant disposés à dire notre mot de prière dans une humble fidélité. MARANATA.

C’est comme si le mystère de Dieu était un magnifique diamant aux multiples facettes. Quand nous parlons ou pensons à Dieu, nous réagissons à l’une ou l’autre de ses facettes, mais quand nous sommes silencieux – c’est-à-dire, en sa présence – nous répondons au mystère que nous appelons Dieu dans sa totalité… La merveille est que c’est nous en totalité qui répond à la totalité du mystère de Dieu. Ce n’est pas seulement notre raison, ou nos émotions, ou notre côté « religieux » ou « profane ». Tout ce que nous sommes répond à tout ce qu’il est… C’est en cela que consiste l’expérience de la prière chrétienne…

On entend souvent la question : « C’est quoi l’expérience de la prière ? » Par quoi, on veut dire : « Qu’est-ce qui se passe ? À quoi ça ressemble ? » Ça ressemble au silence. Et qu’est-ce qui se passe ? Dans le silence, la paix. Dans le silence, la présence. Et un silence plus profond. Le chemin pour entrer dans ce silence exige une grande patience, une grande fidélité, et il exige… que nous apprenions à dire notre mot de prière. Jean Cassien disait que le mot de prière contient tout ce que l’esprit humain peut exprimer et tout ce que le cœur humain peut ressentir. Cet unique petit mot communique et conduit dans le silence, qui est le silence de l’énergie créatrice. Le temps que cela prend ne nous concerne pas. « Pour le Seigneur, mille ans sont comme un jour. » La seule chose qui importe est que nous soyons sur le chemin.

John Main o.s.b., extrait de Le Chemin de la méditation ( Moment of Christ, “The Wholeness of God,” New York, Continuum, 1998, p. 83-85 ).

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Pourquoi l’oecuménisme ?
 

Les grands conciles des premiers siècles étaient qualifiés d’ « oecuménisques» parce qu’ils réunissaient des évêques venus de «toute la terre habitée» . Depuis le tournant des XlXe et XXe siècles, on entend par «œcuménisme» le mouvement qui s’est donné pour but de promouvoir l’unité doctrinale et institutionnelle des Églises chrétiennes actuellement divisées. Cette préoccupation répond à l’ardente prière de Jésus rapportée par l’évangile de Jean: : «Père que tous soient un afin que le monde croie tu m’as envoyé». S’agissant des relations entre chrétiens et non-chrétiens, on ne parle pas d’œcuménisme, mais de dialogue interreligieux.
 

Les pionniers du mouvement oecuménique appartenaient aux Églises protestantes et anglicanes. Leurs efforts aboutirent en 1948 à Amsterdam, à la création du «Conseil Œcuménique des Eglises» (C.O.E.E.). Depuis la conférence de New-Delhi (1961), le C.O.E.E. regroupe l’ensemble des confessions chrétiennes autres que l’Eglise Catholique romaine. Pourquoi cette exception ? Parce que le Vatican n’approuve pas les conceptions fédéralistes qui, selon lui, sous-tendent la vision de l’unité propre au C.O.E.E.
 

Pour autant, l’Église catholique n’est pas absente du chantier œcuménique : avec le décret conciliaire sur l’Œcuménisme (1964), elle s’est officiellement ralliée à la cause impérative de l’unité chrétienne à construire.

Malgré certains blocages, catholiques, orthodoxes, protestants et anglicans œuvrent de concert pour mieux se connaître, surmonter des préjugés tenaces, apurer les contentieux qui les séparent et, dès à présent, faire ensemble ce qui est déjà théologiquement et psychologiquement possible.

Page 39, L'almanach du chrétien ( décembre 2004 à décembre 2005 )

………..

Le mot « œcuménisme » évoque l'idée de l'unité des chrétiens. Or, comme le remarque Romano Amerio, [1] la variation de ce concept « est sans doute la plus importante qui se soit produite dans le système catholique depuis Vatican II ».

Nous sommes donc conduits à comparer deux doctrines, la doctrine traditionnelle sur l'unité des chrétiens et la doctrine postconciliaire se rattachant à ce qu'on appelle aujourd'hui œcuménisme.

•1.      La doctrine traditionnelle sur l'unité des chrétiens

Elle est exposée, entre autres documents, dans l'encyclique de Pie XI Mortalium animos, du 6 janvier 1928 et dans l'Instruction sur le mouvement oecuménique, promulguée par le Saint Office le 20 décembre 1949.

Elle peut être ainsi résumée :

«1° "«L'Église catholique possède la plénitude du Christ» et n'a pas à la perfectionner par l'apport des autres confessions.

2° II ne faut pas poursuivre l'union par la méthode d'une assimilation progressive des diverses professions de foi ni au moyen d'une adaptation du dogme catholique à quelque autre.

3° L'unique vraie union des Églises ne peut se faire que par le retour  des frères séparés à la vraie Église de Dieu.

4° Les séparés qui se réunissent à l'Église catholique ne perdent rien de substantiel de ce qui appartient à leur profession particulière, mais le retrouvent au contraire identique dans une dimension complète et parfaite.

La doctrine (...) de l'Instruction comporte donc que l'Église de Rome est le fondement et le centre de l'unité chrétienne; que la vie historique de l'Église, qui est la personne collective du Christ, ne peut se faire autour de plusieurs centres (les diverses confessions chrétiennes) qui auraient un centre plus profond situé en dehors de chacune d'elles; et enfin que les séparés doivent se diriger vers le centre immobile qui est l'Église du service de Pierre. L'union oecuménique trouve donc sa raison d'être et sa finalité en quelque chose qui existe déjà dans l'histoire, qui n'est pas un avenir, et que les séparés doivent reprendre»

Deux points sont à noter :

                            - il y a une inégalité fondamentale entre l'Église catholique qui possède la vérité et la succession apostolique et les autres confessions chrétiennes qui ne possèdent ni l'une ni l'autre;

                            - l'union recherchée suppose un centre fixe (l'Église catholique) et un retour à ce centre des «frères séparés».

 

•2.      La nouvelle doctrine sur l'unité des chrétiens, appelée œcuménisme

Le mot œcuménisme n'apparaît que tardivement dans les textes pontificaux. Il désigne à la fois un mouvement, un comportement et une doctrine.

Le dictionnaire Le Robert le définit : « mouvement favorable à la réunion de toutes les Églises chrétiennes en une seule ».

L'œcuménisme comme doctrine et comportement est ainsi présenté dans l'Enciclopedia Cattolica italienne par le père Camille Crivelli s.j.

L'oecuménisme présuppose comme base l'égalité de toutes les Églises devant le problème de l'union. Et cela sous le triple aspect psychologique, historique et eschatologique :

a) psychologiquement toutes les Églises doivent se reconnaître également coupables de la séparation, de sorte que, au lieu de s'accuser l'une l'autre, chacune doit demander pardon;

b) historiquement aucune Église, après la séparation, ne peut se croire l'Église unique et totale du Christ, mais seulement une partie de cette unique Église : en conséquence, aucune ne peut s'arroger le droit d'obliger les autres à retourner à elle, mais plutôt toutes doivent sentir l'obligation de se réunir entre elles, pour reconstituer l'Église Une et Sainte fondée par le Sauveur; (...)

c) eschatologiquement, l'Église future, résultante de l'union, ne pourra être identique à aucune des Églises aujourd'hui existantes. La Sainte Église oecuménique, qui surgira dans cette nouvelle Pentecôte, surpassera également toutes les confessions chrétiennes particulières.

L'idée-clef de l'œcuménisme ainsi défini est symbolisée par l'image du miroir éclaté : les églises chrétiennes (y compris l'Église catholique) sont comparées aux morceaux d'un miroir éclaté, morceaux de valeur égale et qu'il s'agit de rassembler pour reconstituer le miroir qui, une fois reconstitué, représente l'Église future.

Le père Crivelli concluait : «On voit tout de suite que de telles théories sont en opposition avec la foi catholique».

À vrai dire, ces théories ne sont pas tellement nouvelles ; elles ont été défendues depuis plus d'un siècle par des protestants. Dans la première moitié du XXe siècle, des précurseurs comme l'abbé Portal, dom Lambert Beauduin, o.s.b., l'abbé Couturier, Jacques Maritain, le futur cardinal Congar ont suscité un mouvement d'idées en leur faveur. Elles se sont développées dans l'Église à la suite du Décret sur l'œcuménisme (Unitatis redintegratio) du concile Vatican II qui leur a ouvert la voie. Elles ont trouvé un puissant appui dans l'encyclique « Ut unum sint » de Jean-Paul II (25 mai 1995) ...