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Groupe d’entraide pour personnes séparées / divorcées
Comment reprendre goût à la vie après une séparation ou un divorce ?
Vivre une rupture, une séparation ou un divorce est une expérience souvent très douloureuse. Échanger, partager avec d’autres personnes aux prises avec la même difficulté est souvent nécessaire pour surmonter cette épreuve et reprendre goût à la vie.Afin de répondre à ce besoin, la Communauté chrétienne Jean XXIII vous offre un lieu où vous pourrez exprimer votre douleur et vous en libérer. Les objectifs de la démarche vous aideront à prendre conscience de vos ressources intérieures et de votre capacité à surmonter cette épreuve. Vous pourrez ainsi acquérir des moyens pour franchir les étapes de ce deuil, retrouver votre équilibre et votre joie de vivre. Les échanges se font par petits groupes ( minimum 6, maximum 8 personnes ) dans un climat chaleureux et confidentiel. Les rencontres, bimensuelles, ont lieu le mardi, de 19h00 à 21 h00, au sous-sol, local 2, du Centre communautaire Jean XXIII, 5815, de la Montagne, Trois-Rivières ( secteur ouest ). Informations et inscription: Monique
Jolivet: 819-379-2862
Le groupe est complet pour la session 2011-2012
Commentaires des personnes participantes :
Commentaires provenant des personnes qui ont participé aux rencontres du
Groupe d’entraide pour personnes séparées / divorcées en 2010-2011 et
2011-2012.
2010-2011: « Je tiens à dire merci pour toutes ces rencontres. Cela m'a permis de voir plus clair et à tourner la page sur mon passé et d'aller de l'avant. » « Une pensée pleine de reconnaissance inspirée par la générosité et la gentillesse que vous avez manifesté à notre endroit .» 2011-2012:
Cette session du groupe d'entraide doit obligatoirement
continuer son bon travail. Elle m'a apporté toute l'aide et le
support que j'avais de besoin et aujourd'hui je suis une nouvelle
personne...... qui apprécie tout ce que la vie m'apporte. Encore une fois merci pour tout.
Andrée
Hélène,
Un gros merci pour l’aide, le soutien, la compréhension et la
confiance
que tu as su nous redonner. Tu es une spécialiste pour réparer les cœurs brisés.
Aline
Le processus fut à la fois bienfaiteur et guérisseur.
Un passage
curateur vers un monde meilleur.
À
mon arrivée, toujours merveilleusement accueillie ; malgré les
lourdes pierres que j’ai sur le cœur et les larmes aux yeux. Avec
tous des vécus et malheurs différents. Nous sommes tous unis en
l’esprit d’un amour plus grand que soit … et qui sera toujours
disponible.
Celui de soi-même en premier et de reconnaître que Dieu nous a fait
à son image … splendide ! Merci à la belle Hélène qui rend ces rencontres si … uniques et magiques remplies de lumière ! Sophie
xxxx Éviter de souffrir ?Il n’existe pas de stratégie qui permette d’éviter de souffrir. Il est cependant possible de faire en sorte que la douleur soit moins destructrice et devienne même constructive. Nous n’avons pas de contrôle sur les sentiments de l’autre. Nous n’avons pas le pouvoir, heureusement, de le forcer à poursuivre une relation qu’il veut quitter. Mais nous avons du pouvoir sur notre propre vie, et ce, après comme pendant la relation. Bien sûr, nous aurons de la peine. Nous serons sans doute angoissé devant l’inconnu et les nombreux changements auxquels il faudra nous adapter. Mais nous pourrons y arriver, si nous décidons de faire face et non de fuir, de nous laisser vivre nos émotions, de tenter de comprendre ce qui s’est passé, d’approfondir la connaissance de nous-mêmes et le contact avec notre intériorité et de passer à l’action. Nous avons perdu un être que nous aimions comme partenaire amoureux. Nous avons perdu une relation. Mais nous ne nous sommes pas perdus nous-mêmes. En effet, les racines de notre capacité d’entrer en relation sont en nous et non dans l’autre ou dans notre dernière histoire d’amour, quelle que soit son importance. Notre identité pourra se trouver renforcée par une expérience qui nous aura permis de mieux nous connaître, de faire des choix plus constructifs ou moins nuisibles. Notre capacité d’attachement demeure. La rupture nous a déstabilisé, mais nous restons une personne capable d’aimer et maintenant d’une manière plus heureuse, peut-être. Notre capacité d’éprouver du désir est sans doute ébranlée pour un temps; il nous arrivera peut-être de désirer à nouveau celui ou celle qui ne nous attirait plus, justement parce qu’il s’éloigne, ou bien nous connaîtrons une période de désintéressement généralisé. Mais la capacité d’éprouver du désir n’appartient pas à l’autre, elle nous appartient. Et un jour elle se manifestera de nouveau. […] S’il y a une chose qui nous définit comme êtres humains, c’est bien la somme des liens que nous avons noués et dénoués dans notre vie. Si chaque fin d’union suscite la part de réflexion qu’elle mérite, si nous nous connaissons mieux et nous comprenons mieux, y compris dans nos attentes et nos refus, nous pouvons espérer que nos relations soient de plus en plus satisfaisantes. Si nous ne tentons pas de nier ce que nous avons vécu, mais nous en servons pour nous en nourrir, comme une chaîne d’expériences et de sentiments, nous pourrons aussi rester seuls sans nous sentir désespérément vides. Rose-Marie Charest, La dynamique amoureuse entre désirs et peurs.
La démarche proposée permet aux personnes qui vivent un deuil de mieux comprendre ce qui leur arrive. L’objectif principal : redonner à la personne endeuillée l’espoir de surmonter cette épreuve qui l’accable afin qu’elle puisse s’acheminer vers la guérison et retrouver, ainsi, sa joie de vivre.
Les personnes intéressées doivent s’inscrire auprès de la responsable du groupe, mme Monique Jolivet, au no 379-2862.
Précisons enfin que ce service est offert gratuitement par votre Communauté chrétienne Jean XXIII. Une initiative du Comité adultes et foi. ---------- Site à visiter : http ://www.maisonmonbourquette.com/ Ligne d’écoute gratuite à travers la province avec numéro sans frais : (1-888-533-3845)
Suggestion : DVD Vivre sans l’autre
Vivre sans
l’autre est le tout premier documentaire sur le deuil tourné au Québec.
Inspiré de l’œuvre de Jean Monbourquette, un pionnier dans le domaine du
suivi de deuil, ce film donne la parole à des hommes et des femmes qui
survivent au décès d’un conjoint, d’un enfant ou d’un parent. Alors que
chaque histoire, chaque personnalité, dessine des parcours différents à
travers le deuil, les témoignages recueillis proposent une réflexion
intime autour d’une question simple, et pourtant si difficile : Comment
vivre sans l’autre ?
Mots d’appréciation des participantes :
Ma participation aux rencontres après un deuil :
Pourquoi ? Pour un lieu d’accompagnement et d’accueil inconditionnel, où chacun peut s’exprimer, sans crainte de jugement, sans pression d’aucune sorte. Pour un endroit de ressourcement dans un climat humanisant et chaleureux. Merci à la paroisse Jean XXIII et aux animatrices de qualité. Suzanne Je suis venue pour apprendre, comprendre et partager mon vécu… afin de mieux gérer mes émotions et de me réapproprier ma vie. Aussi et surtout, connaître le vécu des autres personnes par leur riche partage par leur témoignage de leurs émotions, de leurs besoins car pour chacun, chacune c’est d’apprendre à aimer, c’est d’apprendre à perdre, c’est d’apprendre à grandir afin de continuer ( avec confiance) le chemin avec de nouveaux outils pour découvrir les plus grandes opportunités pour vivre pleinement dans l’amour, la joie, dans la paix. J’étais face un grand vide ne sachant pas où je m’en allais. L’angoisse et la peur étaient souvent mes compagnes de vie. Je me sentais comme une enfant qui avait besoin de se faire prendre par la main. Ce qu’il me restera de ce groupe : ce sont deux femmes ( Line et Lucie ) qui nous ont accueillis avec leur cœur et leur âme, les bras grands ouverts. Vous m’avez aidée à cheminer dans ce long sentier tellement sinueux. Merci de tout cœur, Colette J’ai attendu 7 mois avant de demander de l’aide. 7 mois avant de m’apercevoir que seule, je ne m’en sortirais pas. J’ai rencontré ici des personnes de cœur, d’écoute et empathiques Je me suis sentie supportée dans ce que je vivais, c’est-à-dire une très grande détresse. Sans le groupe, ainsi que le dévouement de Line et Lucie, mon cheminement dans le deuil n’aurait pas été le même. Il y a eu des rires et des pleurs, des hauts et des bas… très bas. Merci à tous d’avoir été cette oreille attentive et à l’écoute. « Car, si le bonheur est meilleur partagé, les tempêtes sont aussi plus faciles à affronter quant on est bien entouré » ( Hervé Desbois ) Un merci des plus sincères. Nicole
Chères Line Blackburn, Lucie Bellemare et Monique Jolivet, C’est un peu le hasard qui m’a guidée vers votre groupe d’entraide qui, depuis bientôt un an, m’aide à cheminer vers la résolution d’un deuil. À l’époque, ce processus me semblait impossible à atteindre. J’ai trouvé ici chaleur, support, réconfort et amitié, ce qui m’a fait gravir plusieurs échelons vers la paix intérieure, sans pour autant oublier mon cher amour. J’ai donc appris ici à continuer, sans oublier, à vivre plus sereinement chaque jour pour ce qu’il m’offre, ce tout en remerciant pour ce que j’ai reçu de la vie, qui m’a donné ce grand amour, ainsi que de vous avoir placées sur mon chemin. Poursuivez votre mission afin que d’autres puissent, comme moi, en bénéficier. Bonne chance ! Un grand merci Au plaisir, Lucie Boily Trois-Rivières, mars 2012
Tout d’abord, je vous parle de ma démarche auprès de madame Monique Jolivet. Cette dame m’a accueillie avec beaucoup de chaleur humaine. Elle était à mon écoute et m’a très bien expliqué en quoi consistait chaque rencontre. Au début, j’ai accepté et après j’ai commencé à me poser mille et une questions. Que vais-je faire là ? Pourquoi ne suis-je pas capable de m’en sortir toute seule ? Finalement, j’ai commencé mes rencontres à toutes les deux semaines.
En mars, ça faisait six mois que mon mari était décédé. Je me rends au
Centre communautaire Jean XXIII pour 19h00. Que de courage ça m’a pris
pour entrer dans la salle, Mais, quelle agréable surprise, la personne
qui m’a accueillie était une connaissance de travail, il s’agit de Lucie
Bellemare. Avec son charisme et sa loyauté, elle m’a ouvert grand ses
bras. Ensuite, Line Blackburn, la responsable de l’animation m’a
rassurée par son regard presque maternel. Ensuite, les autres membres
du groupe se sont présentés. Au début, je ne parlais pas beaucoup,
j’étais étouffée par ma grande peine. J’en ai pleuré un méchant coup. À
mesure que les rencontres se poursuivaient, j’ai appris que j’avais
aussi ma place et j’ai ouvert mon cœur afin de me libérer. Je me suis
fait des amies sincères que je continue à revoir. Chaque personne m’a
apporté un plus. Je n’étais plus seule pour vivre mon drame. Je pouvais
partager mes inquiétudes avec les autres et Line trouvait toujours les
bons mots pour me réconforter. La méthode de Line est très directe, très
humaine et elle nous apprend à faire face aux situations. Elle a
toujours des moyens à nous suggérer pour faire face à la musique. On
apprend que nous sommes plus forts que nous le pensons. J’en suis à ma
dernière rencontre et je souhaite que d’autres personnes puissent
profiter de votre expérience. À Lucie Bellemare, merci pour ta présence à mes côtés, à chaque rencontre, je me sentais en confiance. Ta main sur mon bras, me permettait de respirer plus à l’aise. À Line Blackburn, merci pour ton expérience dans le deuil, ta chaleur humaine et ta joie de vivre que je ressentais dans tes accolades. Tu es une personne authentique, vraie et dévouée. Mesdames, vous êtes des perles et je suis très reconnaissance pour tout ce que vous m’avez apporté. Je repars avec des outils et je conserverai un très bon souvenir de chacune de vous. J’espère vous revoir. Une personne qui vous dis MERCI pour tout. Raymonde ---- Importance du soutien dans la traversée du deuil Toute personne ayant vécu l'épreuve du deuil, sauf pour un certain nombre désireux de traverser l'épreuve seuls et tout aussi sereinement, affirme que le soutien de l'entourage permet de garder le cap et de croire en des lendemains moins douloureux. Mais l'absence de proches ou leur incapacité d'offrir ce lien de réconfort demeure une réalité de la vie moderne qui, à tort, prône l'individualisme, une attitude qui ne doit pas être confondue avec la capacité d'être seul. Le recours à des groupes ou à des organismes de soutien sera de plus en plus exploité au cours des prochaines années. Il en est ainsi à cause du style de nos vies. Mais aussi, parce que le deuil touche tous les membres d'une même famille différemment, l'aide que l'un voudrait apporter à l'autre devient un besoin que chaque membre revendique pour lui-même.La satisfaction de son vécu ou la découverte d'un sens à sa vie relève de principes spécifiques que l'on associe au bonheur : le don de soi, l'élan vers l'autre, le sentiment d'être utile, le plaisir d'aider, l'intimité, la fluidité, le soin et l'engagement relationnels, la communication authentique, la rencontre structurante, l'ouverture à l'imprévu, l'accueil de la différence, l'abandon corporel, c'est-à-dire cette formidable capacité pour l'humain de transcender sa dure réalité, figurent parmi les richesses internes garantes d'une santé psychique, une sorte de triomphe spirituel par-delà les pertes cumulées. Nous n'insisterons jamais assez : le deuil est une épreuve marquante, il entraîne chaque personne dans des états et des étapes classiques dont le choc, l'incrédulité, la déstabilisation, la perte de motivation, le long travail de reconstruction et la quête d'une paix intérieure. Pour soulager pareils tourments, à elle seule la présence de personnes touchées par le deuil de l'autre, à des moments circonscrits, inopinés ou échelonnés au fil des ans, apportera un soutien inestimable à l'être éprouvé.L'ambivalence des sentiments, la peur de rester à jamais brisé, l'expression de ses réactions parfois saugrenues, les troubles de l'appétit et du sommeil, le grand épuisement, la fragilité émotionnelle, les ravages cognitifs, la crise existentielle entraînant le remaniement de ses croyances et de ses valeurs, la transformation de son identité par un retour à sa Vie sans l'Autre, voilà encore les composantes du travail de deuil qui, à plus long terme, ressusciteront les forces du moi. Enfin, la résolution du deuil s'effectue en partie par la transmission de l'héritage affectif. Cette phase, développée par Jean Monbourquette, se concrétise par l'intégration des qualités du défunt et de son enseignement, par la continuité de son œuvre, de ses talents ou de sa pensée, un véritable legs préalable à l'élaboration de nos propres réalisations. Si la mort soustrait à jamais la présence physique de l'être aimé, elle ne réussira point à tuer le souvenir d'une vie qui a transformé la sienne propre. Autrement dit, sans le passage de l'être qui n'est plus, nous ne serions pas ce que chacun est appelé à devenir. J'aimerais conclure sur cette phrase magnifique de Georges Bernanos : « On ne meurt pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres, ou même les uns à la place des autres, qui sait ? » Extrait du texte Importance du soutien dans la traversée du deuil, de Johanne de Montigny, psychologue.
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