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Centre comunautaire Jean-XXIII
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  Allez dans le monde entier | Essuyer nos larmes.  Mozart devant la mort de son père Vivre, mourir.  Mort et culpabilité Un monde en espérance...  Coups de coeur Humour

Vivre, mourir

C'est la vie qui nous prépare à mourir : et elle connaît bien son métier. Il suffit de l'écouter, de la voir, de la suivre. Elle nous explique la mort petitement, ou grandement selon les jours. Quelquefois sans nous faire du tout de mal. D'autres fois en nous disloquant de douleur. Quelquefois, en soulignant nos petites morts quotidiennes, d'autre fois en étendant morts ceux que nous aimons plus que nous-mêmes,

            La vie, c'est notre maîtresse de mort. Mais, à son tour, la mort nous devient maîtresse de vie, nous qui savons la pénitence humaine. Comme la mère souffre l'enfantement de ce qui naît, comme le père sue pour nourrir l'enfant qui vit, ainsi portons-nous notre mort commencée, et bientôt finie comme notre propre et définitif enfantement. Mais il s'agit de bien naître chaque fois où nous mourons un peu, et de naître beaucoup quant nous mourons beaucoup. Il s'agit dans cette fréquentation de la mort, d'apprendre à fréquenter la vie.

Madeleine Delbrêl, dans Calendrier Saint-Paul, novembre 2005.
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Mort et culpabilité

Beaucoup ont un sentiment de culpabilité quand meurt une personne qu’ils ont aimée et envers qui ils sont restés quelque peu redevables. À chaque fois, la mort d’une personne qui nous est familière fait émerger la question de nos omissions, des échanges que nous aurions dû avoir avec lui, du mal que nous avons pu lui faire, de notre indifférence à son égard pendant le temps que nous avons passé avec elle… Le défunt ne nous garde pas rancune. Il ne souffre plus des blessures que nous lui avons causées, de nos négligences par rapport à lui et des malentendus qui ont pu exister entre nous. Il est dans la perfection, dans la paix.

Anselm Grün, Une méditation pour chaque jour, Les éditions de l’Atelier, Paris, 2001, p. 47

  

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