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Un
chemin d’espérance et de réjouissance
Pour
souligner la période des vacances, propice au ressourcement
spirituel, nous vous proposons le récit du pèlerinage d’une lectrice
sur le Chemin des Sanctuaires l’été dernier.
C’est de la façon la plus simple et la plus vraie
possible que j’ai annoncé à mes 2 enfants que je partais 12 jours
pour faire un pèlerinage de la cathédrale d’Ottawa à l’Oratoire
Saint-Joseph de Montréal : 225 km… à pied… à 58 ans. J’avais un
rendez-vous important et nécessaire avec Lui et mon cœur me disait
que je ne pouvais pas le manquer, même si j’appréhendais quelque peu
les jours à venir.
On dit souvent qu’on ne fait pas le chemin, que c’est le
chemin qui nous fait. Ce fut un chemin de vie, de pluie, d’ennui et
d’oubli. Ce fut aussi un chemin de choix, de joie et de foi. Comme
les autres pèlerins, j’ai eu la chance de louer Dieu en admirant un
paysage nouveau, en respirant le parfum d’une fleur inconnue, en
échangeant un regard, un sourire, et aussi en appréciant mes
compagnons de marche.
Tout le long, j’avais la forte impression d’être
accompagnée par Lui. Dieu ne garde pas le silence. Il parle dans le
silence. Il m’a conduite vers une rencontre exceptionnelle, celle
d’une religieuse, un ange, qui m’a amenée à faire la paix avec ma
mère décédée il y a très longtemps. Merci, Seigneur, pour cet autre
miracle que tu as permis.
Sur le chemin, j’ai compris l’importance de prendre le
temps de vivre, de dire, d’aimer et d’échanger. De regarder les
jours qui passent sans l’angoisse du lendemain. De réaliser ce qui a
été accompli. De se lever le matin avec un objectif ; de se coucher
pour être prête à repartir, à avancer. De laisser tomber ses tabous,
ses préjugés, ses craintes, ses attentes. Marcher à l’intérieur de
soi en accueillant tout de la vie.
J’ai eu une ampoule au talon gauche qui « s’allumait»
par moments. Je marchais souvent seule. Quand j’avais le goût de
faire route avec un autre, je devais m’adapter à son pas et non pas
lui imposer ma cadence. On dit de ce pèlerinage qu’il est un chemin
d’espoir, d’espérance et de réjouissance. Il assagit le corps,
purifie l’âme et enracine la foi.
Faire des marches est une chose, mais marcher avec sa
maison sur le dos en est une autre. En route, j’ai été touchée par
la rencontre de plusieurs personnes, dans les champs, dans leur
jardin ou sur leur balcon. Elles nous offraient de nous asseoir
quelques minutes en leur compagnie, de remplir nos bouteilles d’eau
et, surtout, elles nous demandaient de prier pour elles et leur
famille.
J’ai porté tous les jours le joli collier que ma
petite-fille Maude m’avait fait et j’ai attaché à mon sac le foulard
que mon petit-fils Alexis m’avait donné et sur lequel ses petites
mains étaient imprimées. Je partirai à nouveau cet été, cette
fois-ci de l’Oratoire Saint-Joseph à Sainte-Anne-de-Beaupré : 350
km. Je quitterai ma famille pour mieux les aimer à mon retour.
J’ai la
certitude aujourd’hui que la vie ne me veut que du bien. À moi de
l’accueillir.
Diane Chevalier,
Prions en Église, Vol. 71, n° 29, 29 juillet 2007, p. 30.
Seigneur, mon ami
Seigneur,
mon ami
Tu m’as
pris par la main
J’irai
avec toi sans effroi
Jusqu’au
bout du chemin…
Je marche
avec toi dans le vent
Dans le
froid
Je
marche, que m’importe
Je te
porte dans mon cœur avec moi.
Partout,
c’est la danse
les
sourires, les plaisirs
Mais moi,
je m’avance en cherchant
Ton
visage en tout ça…
J’irai
d’un bon pas
En
chantant mes chansons
Je sais,
tu m’attends sur le pas
De ta
belle maison…
Alors, tu
es là
Je te
vois découvert
Je vois
ton visage et la table
Où tu
mets deux couverts…
Aimé
Duval
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