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  J'ai la mémoire de ma mère.  La main de ma mère  | Printanier.  Que la paix soit avec vous   | Le lutin en salopette  | Quand l'amour devient quelqu'un    Thérèse Hart: Dieu dans ma vie vie.   Humour: L'évangéliste Jean chez l'éditeur  Coups de coeur    


Le billet de Thérèse Hart 
:

Dieu dans ma vie

Ma foi en Dieu, parce qu’il m’a été donné de le connaître, tire son existence de cette grande foi. Elle vient imprégner tous mes credo et leur donner une dimension autre. Elle les transcende. J’espère que je lui aurai permis de me rendre meilleure, plus humaine, plus aimante. Qu’elle me rendra plus sereine aussi. Plus confiante en somme.

Ici, je voudrais parler d’amour plutôt que de foi. Parler de l’amour du Père que son Fils est venu nous révéler. Toute la vie du Christ a été imprégnée de cet amour et il en a témoigné jusque dans la mort. Il n’était qu’amour, que douceur, que pardon. En fait, il n’a parlé et n’a vécu que d’amour : « Aimez-vous les uns les autres. » « Tout ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez. » et ainsi de suite. Je crois plus que jamais, que la vie ne vaut que par l’amour qu’on donne et qu’on reçoit. Le pardon, c’est encore de l’amour.

Je m’en voudrais comme d’une lâcheté, de ne pas témoigner à mon tour, de taire l’importance de cette Présence dans ma vie, de ce que, grâce à elle, j’ai pu changer en moi. Elle m’a repêchée de bien des misères : je veux  dire par là que cet accompagnement m’a donné du réconfort dans les moments difficiles et le courage de dépasser les événements, de leur donner un sens qu’ils semblaient ne pas avoir. Je regrette seulement d’avoir compris très tard que j’étais aimée de cet amour fou, cette démesure de Dieu. C’est peut-être dans cette démesure que nous lui ressemblons le plus puisque nous sommes à son image.

L’Abbé Pierre a des mots admirables pour décrire la soif de Dieu, ce vide en nous qui demande à être  comblé, comme une blessure qui ne guérira jamais. Il dit ceci : « L’homme est à l’image de Dieu en creux, comme de la cire dans laquelle un sceau s’imprime. Tu ne vois pas le sceau. Mais si tu es attentif (…) tu vois, en creux, Dieu : et donc l’appel de Dieu. Car ce creux est un appel ! À toi de ne pas tricher en le bouchant avec de la boue. Laisse ce creux qui t’appelle, qui te blesse, qui t’empêche d’être en paix, mais fais confiance. »

C’est avec le recul que j’ai commencé à comprendre. Très souvent, la grâce a pris le visage de personnes qui avaient l’affection et le désir nécessaires pour me comprendre et m’aider. Cela est aussi vrai pour aujourd’hui que par le passé. À tous ceux qui m’ont permis de devenir davantage moi-même, de mieux connaître ce qui était beau en moi, je garde une reconnaissance infinie.

Je n’apprendrai à personne que ce Dieu n’est pas un magicien. Il nous respecte trop pour agir à notre place : il nous considère comme des adultes. Lui faire confiance n’a éliminé ni les chagrins ni les deuils ni les obstacles au long de mon parcours. Je devais vivre la condition humaine à travers tous les méandres de la vie. Mais je sais qu’il est présent, qu’il me soutient et fermement m’invite à me tenir debout. « Lève-toi et marche » nous dit-il dans l’Évangile. Comme l’exprime si bien François Varillon, « Dieu ne nous regarde pas, il nous étreint. »

Je voudrais que cet amour de Dieu et l’amour tout court, soient mon refuge, mon espérance et ma meilleure raison de vivre. C’est de l’amour que la foi découle. Il faut aimer pour croire. La foi, cette flamme haute et claire vacille parfois chez moi. Malgré tout, elle reste vaillante et réussit à percer mes obscurités. Je crois, mais ma foi, comme toute foi, soulève des doutes. Ces doutes n’ont rien à voir avec une quelconque méfiance : je devrais dire qu’ils soulèvent plutôt des interrogations qui me font aller plus loin. Ceux qui ne croient pas, ne doutent pas, sauf s’ils cherchent la vérité. La présence du mal dans le monde trouble mon esprit comme tous ceux qui aiment réfléchir, croyants ou non croyants. C’est sûrement la question la plus cruciale que l’on puisse se poser. La liberté qui nous a été accordée est peut-être la seule explication plausible du mal, mais je n’en sais rien. Je sais seulement qu’on ne peut empêcher le mal, ni l’éliminer : on ne peut que le combattre. Et je crois que le mal se combat par l’amour. Dieu fasse que j’en vive de plus en plus. Et mieux.

Thérèse Hart

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                                                          Humour
Le sens de l'humour ne guérit pas les rhumatismes mais les rend plus supportables à vos proches. 
Yvan Audouard---

 

 

L’évangéliste Jean chez l’éditeur !