Le processus de consultation pour le renouvellement
du mandat de la rectrice
Si vous dispensez un cours à l’hiver 2004, vous avez
reçu par la poste le formulaire de consultation relatif au renouvellement
du mandat de la rectrice. À ce formulaire est annexé une lettre de la
rectrice ainsi que son curriculum vitae. Nous vous invitons à remplir ce
formulaire et à montrer aux représentants du siège social, à savoir l’Université
du Québec, que votre voix compte tout autant que celle des professeurs
dans ce processus de consultation.
Le Syndicat des chargés de cours se prononce de manière
très défavorable au renouvellement du mandat de la rectrice.
Dans la lettre adressée à la communauté universitaire, la rectrice se
montre fière d’avoir introduit un mode de rémunération unique au Québec.
Ce qu’elle oublie de mentionner cependant, c’est qu’il nous a fallu onze
semaines de grève générale et un lock-out à l’été 2000 pour en arriver à
ce résultat. Tout au long du conflit, elle n’a jamais voulu se prononcer
en faveur de l’étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec
qui révélait que pour une même tâche, nous étions rémunérés en moyenne
71,5% moins qu’un professeur.
Nous savions que l’Université était confrontée à une
situation budgétaire difficile, c’est la raison pour laquelle nous avons
invité la rectrice à collaborer avec nous afin de convaincre le ministre
de l’Éducation de mettre un terme à une telle injustice. Elle n’a même
jamais voulu affirmer que la rémunération des chargés de cours était
inéquitable. Avec une telle reconnaissance de sa part, il est clair
qu’elle ne se soucie guère d’intégrer véritablement les chargés de cours
et de faire en sorte qu’ils fassent partie de la communauté universitaire.
Étant donné qu’au printemps 2005, nous allons de
nouveau procéder au renouvellement de la convention collective, nous
devons alors nous poser la question suivante : Si le passé est garant de
l’avenir, voulons-nous que madame Claire V. de la Durantaye soit aux
commandes de l’université? Il est manifeste que le Syndicat des chargés de
cours répond par la négative à cette question.
Toutefois, il n’y a pas que le Syndicat des chargés de
cours qui n’est pas favorable au renouvellement de son mandat. Au début du
mois de janvier, les chargés de cours sous contrat ont reçu par la poste
un sondage de l’Intersyndicale des personnels de l’UQTR (IPUQTR)
concernant le renouvellement du mandat de la rectrice. Les Présidents et
Présidentes de chacun des syndicats de l’Université avaient décidé de
sonder l’opinion de leurs membres pour connaître leur degré d’appréciation
des réalisations de la rectrice au cours de son premier mandat. Les
résultats ont été compilés par une étudiante de deuxième cycle en
communication sociale. Il ressort que 60% des répondants évaluent de façon
«très défavorables» ou «défavorables» le bilan de Mme De La Durantaye au
cours des cinq dernières années. Considérant cette sévère évaluation du
travail accompli, il ne faut pas s’étonner que 56,4% de ceux-ci ne
souhaitent pas le renouvellement de son mandat.
Le 15 janvier dernier, le vice-recteur à l’enseignement
et à la recherche, monsieur René-Paul Fournier, rencontrait la communauté
universitaire afin de présenter le rapport du comité international
d’experts qui avait pour mandat de «recommander une vision de
développement à long terme et un positionnement stratégique de l’Université,
en tenant compte de sa configuration académique et scientifique, de sa
situation géographique et de son environnement social, économique et
culturel.» Le rapport s’intitule «repenser, recentrer, relancer l’UQTR de
la prochaine décennie» et se retrouve sur le site Web de l’Université.
Le rapport se divise en deux parties : la première
contient un certain nombre de constats majeurs relatifs notamment à la
formation et à la recherche, au positionnement de l’UQTR sur le plan
régional et national, à la diminution des ressources financières et aux
difficiles relations de travail. La deuxième partie concerne les
perspectives de développement de l’Université. Notons que cette deuxième
partie traite des chargés de cours à la page 70 au point 2,6
Reconnaître le rôle clé des chargés de cours. Voici ce que les experts
pensent de nous :
« Le comité ne partage pas l’opinion selon
laquelle le recours à des chargés de cours est un pis-aller. À la
condition qu’ils soient rigoureusement sélectionnés, selon des normes de
compétence intellectuelle et pédagogique, et que le renouvellement
périodique de leurs contrats reste soumis à de sérieuses évaluations,
ces enseignants peuvent apporter à l’enseignement de base au premier
cycle une contribution de haut niveau.
En outre, dans certains programmes, aux trois cycles,
certains praticiens professionnels sont souvent les seuls à pouvoir
offrir certains enseignements très spécialisés qui s’enracinent dans la
pratique et l’expérience du terrain; dans ces cas les chargés de cours
doivent évidemment demeurer actifs dans leur champ professionnel et s’y
distinguer par leur compétence, ce qui exclut qu’ils deviennent en
quelque sorte des chargés de cours «professionnels».
L’UQTR, qui a eu dans le passé des relations
tumultueuses avec le syndicat de ses chargés de cours, a paru au comité
en voie de trouver une situation d’équilibre d’autant plus souhaitable
que, dans cette université comme dans toutes les autres, les chargés de
cours sont là pour rester. Dans ce cas particulier, la définition d’un
modus vivendi satisfaisant pour les deux parties s’avère d’autant plus
nécessaire que seul un recours substantiel à ces enseignants permettra à
l’université d’effectuer dans le respect de ses nouvelles priorités
l’affectation stratégique de ses ressources professorales. »
En somme, les experts reconnaissent l’importance du
travail des chargés de cours. Cependant, il nous apparaît présomptueux de
leur part de suggérer que le renouvellement des contrats soit soumis à de
sérieuses évaluations. De façon insidieuse, ils nient l’existence de notre
liste d’ancienneté et ce, au nom de l’excellence. Au même titre que les
professeurs, nous sommes soumis à un processus d’évaluation des
enseignements. Il est d’ailleurs prévu dans notre convention collective
qu’à la suite d’une plainte, le directeur de la gestion des personnels
voit à la formation d’un comité d’évaluation. Après avoir étudié la
plainte, le comité prend les décisions qui s’imposent conformément à la
clause 11.23 de la convention et transmet sa décision au directeur de la
gestion des personnels. Cette procédure existant depuis l’origine du
syndicat, nous sommes par conséquent déjà assujettis à de sérieuses
évaluations.
Nous sommes quelque peu chatouilleux sur cette
question, car au moment du renouvellement de la dernière convention
collective, les représentants patronaux avaient pour objectif de modifier
substantiellement l’article 11 de la convention collective relatif à
l’évaluation des chargés de cours. En fait, ils auraient voulu évaluer les
chargés de cours sans être contraints de suivre une procédure qu’ils
considéraient comme étant trop lourde et ce, toujours au nom de
l’excellence de l’enseignement. Il est vrai que les règles d’évaluation
sont strictes, mais nous devons nous assurer qu’un chargé de cours n’est
pas soumis à l’arbitraire et qu’il bénéficie de tout le soutien dont il a
besoin.

Cette année, l’université fêtera ses 35 ans
d’existence. Pour souligner l’événement, la direction a formé un comité du
35ième afin de mettre en place différentes activités
culturelles, sportives, participatives et sociales dans le but de
promouvoir un meilleur esprit d’appartenance. C’est M. Paul Bellemare,
membre de l’exécutif syndical, qui siège à ce comité comme président du
comité interne dont l’objectif est de susciter la participation de
l’ensemble des acteurs de l’UQTR : les étudiants, les professeurs, les
chargés de cours, les professionnels et les cadres. Tous sont conviés
participer à la fête.
Le 19 mars 1969 avait lieu la fondation de l’UQTR.
Aussi, le 19 mars prochain a été choisi comme date officielle de départ de
cette 35ième année. Pour l’occasion, un rallye sera organisé
sur le campus dès 14h00 et un «5 à 7» suivra au CAPS.
Pour participer au rallye, il faut former des équipes
de quatre personnes. Il serait intéressant d’obtenir la participation d’au
moins trois équipes de chargés de cours. Qu’en dites-vous ?
Surveillez la publicité sur le site Web de l’Université
et dans le journal EnTête au cours de l’année pour être au courant
des activités à venir.
À vos marques, prêts, partez ! Bon 35ième !

Pour faire écho à la démarche de consultation de la
direction de l’UQTR dans le cadre de l’adoption du plan de développement
2004-2007, l’Intersyndicale a tenu à la fin de l’année 2003 une série de
trois forums d’échanges sur l’implication de l’Université dans le
développement social, culturel et économique de la région.
Madame Francine Ducharme, directrice générale de la
Table de concertation des groupes de femmes du Centre du Québec, madame
France Fradette, coordonnatrice du Comité régional de développement social
du Centre-du-Québec, madame Sylvie Tardif, coordonnatrice du Centre
d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire (COMSEP) et
co-fondatrice de l’organisme qu’elle dirige depuis 17 ans, et monsieur
Pierre Vigeant, directeur de la Fédération québécoise des centres
communautaires et de loisir, ont été les invités du premier panel sur le
développement social tenu le 4 novembre.
Le 26 novembre, deux chargés de cours étaient les
invités du deuxième panel sur le développement culturel : messieurs Denis
Charland et monsieur Benoit Gauthier, respectivement directeur de la revue
Le Sabord et directeur scientifique à la Cité de l’énergie de Shawinigan.
Le troisième panel sur le développement économique tenu
le 10 décembre avait comme invité l’ex-député de Trois-Rivières, monsieur
Guy Julien et le président de la FTQ, monsieur Henri Massé.
Les huit intervenants largement impliqués dans leur
secteur respectif ont entretenu la communauté universitaire de leur
perception, de leur appréciation et de leurs attentes face au rôle joué
par l’Université. Le discours a été pratiquement unanime : après 35 ans
d’implantation, l’UQTR, en tant qu’institution d’enseignement supérieur,
n’a pas trouvé les façons de s’arrimer à son milieu naturel afin de
favoriser son développement. Les différents participants reconnaissent que
les professeurs, les chargés de cours, les professionnels, les employés de
soutien, les cadres interviennent et contribuent par leur implication
personnelle au développement de la région. Ils regrettent cependant de ne
pas voir l’Institution comme partenaire à part entière. Convaincue que l’Université
est un instrument majeur du développement régional, l’Intersyndicale des
personnels de l’UQTR avait constaté que l’Université n’assumait pas toutes
ses responsabilités au niveau de son implication dans le milieu. Le récent
rapport des «experts internationaux» a d’ailleurs corroboré ce triste
diagnostic et confirmé la piètre opinion des intervenants régionaux sur
l’UQTR.

Le 17 février prochain commenceront les auditions de la
Commission parlementaire sur la qualité, l’accessibilité et le financement
des universités. Le Syndicat des chargés de cours, en tant que membre du
secteur universitaire du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP),
a participé à la rédaction d’un mémoire qui sera présenté à la Commission
parlementaire. Il est important de préciser que le secteur universitaire
du SCFP regroupe 13 syndicats de personnel de soutien, le syndicat des
chargés de cours de l’Université du Québec à Trois-Rivières et le syndicat
des chargés d’encadrement de la Télé-université. Il représente ainsi plus
de 8000 membres appartenant à différentes catégories de personnel soit les
groupes métier, bureau, technique, professionnel, chargés de cours et
chargés d’encadrement.
Dès le début du mois de novembre, des représentants des
différents groupes se sont réunis pour convenir des objectifs et des
orientations du mémoire. Nous nous sommes d’abord entendus sur le contenu
du texte par l’élaboration d’un plan de travail précis, puis nous avons
créé un comité de rédaction. Ce travail a été effectué avant la parution
du document de consultation de la Commission parlementaire. Par la suite,
le comité de rédaction a pris soin d’examiner attentivement le document en
question afin de s’assurer que notre plan de travail répondait aux
interrogations et aux préoccupations des membres de la Commission
parlementaire.
En résumé, le mémoire est composé de deux parties. Dans
la première partie qui s’intitule Des missions et des réalités,
nous rappelons la mission des universités, les objectifs de formation
universitaire qu’elles se doivent d’atteindre et nous précisons en quoi
devraient consister les activités liées à l’enseignement, à la recherche
et aux services à la collectivité. C’est la raison pour laquelle cette
partie porte le titre Des missions et des réalités, car la réalité
ne correspond pas toujours aux principes. À titre d’exemple, l’excessive
valorisation de la recherche subventionnée au détriment de l’enseignement
et les conséquences de cette dévalorisation sur les conditions d’exercice
des chargés de cours et du personnel de soutien sont des problématiques
que nous avons mis en lumière. Les mauvaises conditions de travail des
chargés de cours ainsi que la réduction des effectifs du personnel de
soutien révèlent que les administrateurs accordent peu d’importance à
l’encadrement dont les étudiants ont besoin pour poursuivre leurs études.
Il nous est apparu essentiel de rappeler les principes sur lesquels repose
l’excellence de la formation universitaire, principes trop souvent mis de
côté au nom de la rentabilité.
Quant à la deuxième partie intitulée Des missions et
des ressources : à la croisée des chemins, elle porte sur les
problèmes de sous-financement des universités. Même si nous croyons
important de rappeler la mission première des universités, nous sommes
parfaitement conscients qu’il est impossible d’y parvenir sans l’ajout de
ressources appropriées. Par conséquent, nous demandons au gouvernement un
réinvestissement majeur dans les universités qui sont un bien public et
qui doivent le demeurer. À cet égard, il est important que tous les
acteurs de la société contribuent et fassent leur juste part et nous
croyons que dans cette perspective les entreprises privées qui bénéficient
largement de la formation universitaire devraient apporter une plus large
contribution.
Dans le prochain journal, nous pourrons vous faire part
de la façon dont les membres de la Commission parlementaire ont reçu notre
mémoire.

21,6%, c’est le rendement obtenu par le gestionnaire de
votre fonds de retraite pour l’année se terminant le 31 décembre 2003.
Nous pouvons facilement dire que ce rendement est remarquable, voire
exceptionnel compte tenu du niveau de risque modéré du régime qui est
constitué comme suit : 5% en liquidité, 40% en obligations et 55% en
actions.
Monsieur André G. Roy, représentant de l’UQTR au Comité
du régime de retraite, et Léo Marcotte, votre représentant syndical à ce
même Comité, ne peuvent que vous recommander d’adhérer au régime dès que
vous devenez admissible. Soulignons que l’Université participe à votre
régime en y versant le même montant que vous, ce qui équivaut à une
augmentation de salaire pouvant aller jusqu’à 7,5%.
De plus, c’est le temps d’acheter des RÉER. Vous pouvez
effectuer des cotisations additionnelles dans le régime de retraite des
chargés de cours et ainsi bénéficier de l’expertise d’un gestionnaire qui
a fait ses preuves et ce, à moindre coût que n’importe quel gestionnaire
de fonds communs de placement. Pour obtenir le formulaire, c’est simple
comme bonjour, vous n’avez qu’à contacter Mme Pauline Bergeron, secrétaire
du régime de retraite, par téléphone (418) 657-4327, par courriel
Pauline_BERGERON@UQSS.UQuebec.CA ou par le site Web
www.uquebec.ca/rrcc/.
Volet formation de courte durée (décembre 2003) :
| Carle, André |
Sc. Gestion |
678,72 $ |
(Colloque) |
| Hébert, Nicole |
Sc. Éducation |
376,20 $ |
(Colloque) |
| Pilotte, Robert |
Sc. Gestion |
632,64 $ |
(Formation) |
| Proulx, Bernard |
Chiropratique |
2 968,90 $
|
(Formation) |
Volet développement pédagogique (décembre
2003)
| Bacon, Jean |
Théologie |
1 charge |
| Beauvillier, Denis |
Math-info |
1 charge |
| Bélanger, Denis |
Chimie-bio |
1 charge |
| Gagnon, Marc |
Français |
1 charge |
| Perrault, Paul |
Sc. Éducation |
1 charge |
| Ricard, Sylvain |
Math-info |
1 charge |
N’oubliez pas que la prochaine date pour la formation
de courte durée est le 1er mai 2004. À cette occasion, seul le
volet formation courte durée sera disponible.
 |