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La négociation des professeurs
Les chargés de cours qui demeurent dans la région de la
Mauricie ont beaucoup entendu parler dans les différents médias du conflit
de travail opposant les professeurs de l’UQTR et la direction de
l’établissement. Largement médiatisé, ce conflit a soulevé plusieurs
interrogations, et de nombreuses rumeurs ont circulé à son sujet. Dans la
mesure où une entente est intervenue entre les parties et que les
conditions de travail des professeurs relatives à l’enseignement peuvent
affecter les chargés de cours, il est important que vous soyez informés du
contenu de cette entente.
Mais d’abord un petit rappel historique! En fait,
c’était la première fois qu’un conflit de travail intervenait depuis la
création de l’Intersyndicale composée du Syndicat des employés de soutien,
du Syndicat des professeures et professeurs et du Syndicat des chargés de
cours. Il faut garder à l’esprit que c’était aussi la première fois qu’un
conflit de travail intervenait dans un contexte de surplus budgétaire. Il
s’agissait là d’une dynamique particulière. Quelques jours avant le
déclenchement du conflit, les représentants de l’Intersyndicale se sont
réunis à la demande du Syndicat des professeurs. Après nous avoir annoncé
la tenue d’une première journée de grève, ils nous ont demandé de quelle
manière nous comptions réagir. Tous les représentants ont fait part de
leur obligation d’agir en toute légalité. Dans cette perspective, les
employés devaient franchir les lignes de piquetage et poursuivre leurs
activités professionnelles, et ce, dans la mesure où la sécurité de leurs
membres n’était pas mise en péril. Il était évident pour le Syndicat des
chargés de cours que nous n’allions pas suggérer à nos membres de ne pas
franchir les lignes de piquetage d’autant plus que les chargés de cours
auraient à subir une coupure de salaire s’ils ne dispensaient pas leur
enseignement. Au terme de cette réunion, l’appui dont le Syndicat des
professeurs pouvaient bénéficier était un appui symbolique puisqu’à titre
de représentants syndicaux, nous souscrivions à leur objectif d’améliorer
leurs conditions de travail. C’est la raison pour laquelle nous étions
présents sur la ligne de piquetage la première journée de grève.
Par la suite, nous nous en sommes tenus au rôle
d’observateur compte tenu des enjeux de la négociation, notamment
l’embauche de professeurs. Lorsque vous n’êtes pas partie prenante d’une
négociation, il est difficile de dresser la liste des priorités faisant
l’objet du dépôt de chacune des parties. Toutefois, il est rapidement
devenu évident que l’ajout de postes de professeur constituait une réelle
priorité pour le Syndicat des professeurs. Dans ces circonstances, le
Syndicat des chargés de cours a préféré adopter une attitude de neutralité
tout en suivant attentivement l’évolution de la situation.
Étant donné que les chargés de cours et les professeurs
font en partie le même travail, nous vous faisons part du contenu de
l’entente concernant les augmentations salariales, l’ajout de postes de
professeur, la notion de professeur clinicien et la tâche professorale.
Tout d’abord, il est important de préciser que la
convention collective des professeurs est échue depuis le 1er octobre
2007. C’est pourquoi les augmentations salariales s’appliquent à partir de
l’année universitaire 2007-2008. Ces augmentations seront de 4% par année
pour les trois premières années de la convention. En ce qui a trait aux
deux dernières années, les augmentations provenant de l’UQTR seront de
2,5% par année. À ce pourcentage s’ajoute la politique salariale
gouvernementale (PSG) dont nous ne connaissons pas le taux pour l’instant.
De plus, 40 nouveaux postes de professeurs seront
ajoutés aux 341 postes déjà existant dont 13 postes de professeur
clinicien. L’ajout de ces postes se fera de la manière suivante : 15
postes le 1er septembre 2008, 15 autres le 1er septembre 2009 et les 10
derniers le 1er septembre 2010. À compter du 1er septembre 2011, le
calcul du nombre de postes de professeurs sera tributaire du nombre
d’inscriptions d’étudiants à temps plein. Dans ces circonstances, la
variation s’effectuera à la baisse comme à la hausse.
Quant à la tâche d’enseignement du professeur régulier
qui a fait l’enjeu de négociations ardues les derniers jours du conflit,
elle demeurera à 12 crédits par année sauf pour les professeurs suppléants
qui, s’ils en font la demande au département, pourront dispenser cinq ou
six cours par année et les professeurs cliniciens. Mais que signifie le
titre de professeur clinicien ? Il s’agit d’un professeur régulier dont
les tâches seront étroitement liées à la formation de type clinique
dispensée dans un programme pour lequel existe une clinique universitaire.
Sa tâche portera principalement sur l’enseignement de type clinique, le
développement de la formation clinique ainsi que sur la recherche de type
clinique. 70% de la tâche annuelle sera consacrée à l’enseignement puisque
le professeur clinicien dispensera six cours par année et le reste de la
tâche sera partagé entre la recherche, le service à la collectivité et la
direction pédagogique.
En somme, nous avons une idée de l’augmentation
salariale dont les chargés de cours vont bénéficier lors du renouvellement
de la convention collective puisque la direction de l’Université a annoncé
à tous les représentants syndicaux sa volonté d’être équitable envers tous
les groupes d’employés. Il est plus difficile toutefois de prévoir
l’impact réel de l’ajout des postes de professeurs du fait, d’une part,
que nous ne connaissons pas les départements qui en bénéficieront et que,
d’autre part, l’augmentation du nombre de dégagements alloués aux
professeurs pour la recherche aura également un impact sur les activités
d’enseignement dédiées aux chargés de cours. Enfin, la création du nouveau
statut de professeur clinicien fera l’objet de la part du Syndicat des
chargés de cours d’une vérification juridique.
Ì
Système de santé, Public ou privé ?
Présentement, le Québec se questionne énormément sur
son système de santé. Devons-nous garder un système de santé public et en
avons-nous les moyens?
Ces dernières années, le gouvernement du Québec, les
différents ministres et leurs idéologues n’ont pas raté une occasion de
tenter de nous laisser croire que notre système public de santé ne pouvait
plus rien faire pour résoudre les problèmes d’accessibilité et les délais
d’attente. Nous n’aurions d’autre choix que de lorgner du côté du secteur
privé. Au printemps dernier, le gouvernement a confié à M. Claude
Castonguay la conduite d’un nouveau comité sur l’avenir de notre système
de santé dont le rapport a été publié récemment.
Mais comment fonctionne un système privé de santé? Pour
en avoir une idée, nous pouvons regarder ce qui se passe chez nos voisins
du sud.
Aux États-Unis, il existe deux programmes publics qui
couvrent les très pauvres (revenu familial de 18 000 $ pour une famille de
quatre membres), les personnes handicapées et la population de 65 ans et
plus. Pour les autres, vous devez, si vous avez les moyens, contracter une
assurance privée. Seulement 60 % des travailleurs bénéficient d’une
assurance santé avec leur employeur.
Voici quelques chiffres qui devraient nous faire
réfléchir. 17 % du PIB américain (2 100 milliards $) est consacré au
système de santé et 17 % des Américains en sont exclus totalement. La
moitié des dépenses ne sert qu’à traiter 5 % de la population. Le système
américain coûte le double de celui du Canada (6 697 $ aux États-Unis
contre 3 326 $ au Canada).
Que signifie avoir une bonne couverture d’assurance aux
États-Unis? D’abord, les travailleurs doivent payer leur prime mensuelle,
ensuite les travailleurs doivent débourser les 500 premiers dollars et
pour chaque tranche supplémentaire de 1 000 $, les travailleurs déboursent
100 $. Les assureurs ont le pouvoir absolu et refusent généralement une
réclamation sur trois. En moyenne, les dépenses pour les soins de santé
atteignent 12 000 $ par année par famille.
Il faut savoir qu’au Québec, présentement, les
compagnies d’assurance exercent de fortes pressions en faveur de la
privatisation du système de santé et le gouvernement Charest est sensible
au discours du privé. C’est pourquoi la FTQ a lancé une campagne ordonnée
autour de la signature d’une pétition adressée au gouvernement du Québec.
Vous allez la trouver à l’adresse suivante :
http://www.votezsante.com/
Si le système de santé publique vous tient à cœur, en
plus de signer la pétition, nous vous invitons à participer, à Montréal, à
la grande marche prévue le 3 mai prochain sous le thème «ENSEMBLE POUR LA
SANTÉ». Des autobus partiront de Trois-Rivières. Nous vous tiendrons au
courant par courriel.
Ì
Une université vers et pour le privé
L’Institut sur la gouvernance d’organismes public et
privé (IGOPP) a constitué un groupe de travail dont le rapport concernant
la gouvernance des universités a paru en septembre 2007. À la lecture de
ce rapport qui traite tout particulièrement de la composition du conseil
d’administration et du mode de nomination du dirigeant dans les
universités, vous vous retrouvez devant une sorte de salmigondis
idéologique où le secteur privé se taille la part du lion.
Ainsi, les auteurs de ce rapport s’ingénient à nous
démontrer qu’une saine gouvernance des universités exige une modification
de la composition du conseil d’administration, car une fois entendu qu’une
saine gouvernance, voire une gouvernance de haute qualité, exige un degré
raisonnable d’autonomie et que cette autonomie passe par la
responsabilisation et l’imputabilité du conseil d’administration,
l’efficacité et l’efficience de la gouvernance de toute institution
universitaire «doit s’appuyer sur un conseil d’administration composé de
membres aux expériences diverses, reflétant l’ensemble des points de vue».
Pour ce faire, le conseil devrait comporter une forte majorité de membres
indépendants, non reliés personnellement et professionnellement à
l’institution, appartenant préférablement au secteur privé. C’est donc à
partir des notions de diversité et de représentativité que les auteurs
glissent vers la notion d’indépendance, et ce glissement constitue un
véritable dérapage sémantique. En quoi ce dérapage consiste-t-il?
Lieu ultime du pouvoir décisionnel, la composition du
conseil d’administration n’aurait plus à refléter adéquatement les acteurs
participant aux finalités de l’université, mais un ensemble de points de
vue, et ce, en dépit du fait que les auteurs ce rapport sont d’avis qu’une
saine gouvernance universitaire repose sur la mission fondamentale de
l’université qui, par la suite, sert de guide aux prises de décisions. Or,
en quoi les membres indépendants sont-ils davantage représentatifs des
finalités de l’université qui, nous le rappelons, prennent tout leur sens
dans les énoncés de mission fondamentale de chacun des établissements
universitaires? En quoi les membres internes, les personnes actives au
quotidien, celles sur lesquelles les universités doivent s’appuyer pour
accomplir leur mission sont-elles moins représentatives et surtout moins
crédibles, moins efficientes?
Enfin, qu’en est-il de cette notion de mission
fondamentale? En guise de définition, tout ce à quoi les auteurs de ce
rapport font référence se résume à l’enseignement supérieur, la recherche
et le service à la collectivité. Les modes d’action n’ont guère de
signification si les raisons pour lesquelles ils s’exercent ne sont pas
précisées. En écartant ainsi la notion de mission fondamentale dont les
tenants et les aboutissants ne sont jamais circonscrits, jamais suggérés
ni même proposés, qui ne font l’objet d’aucune adhésion au profit de ses
modes d’action, les auteurs de ce rapport peuvent se permettre d’associer
les notions d’indépendance et d’efficience.
Sous prétexte que les membres internes sont concernés
par le devenir, le développement de l’université, ils entachent la
crédibilité du conseil d’administration. C’est pourquoi «une saine
gouvernance prend appui d’abord sur la mise en place d’un conseil dont les
membres indépendants sont perçus comme légitimes et crédibles. La
crédibilité du membre du conseil provient de son expérience pertinente aux
enjeux de l’institution et de son expertise particulière, mais également
de sa réputation d’intégrité et de la confiance qu’il inspire.» Lorsqu’il
siège au conseil d’administration, il est clair qu’un membre indépendant
fait table rase des valeurs de son milieu d’appartenance et surtout des
intérêts qui y sont reliés. De l’expérience pertinente aux enjeux de
l’institution à l’expertise particulière des membres indépendants, les
auteurs de ce rapport semblent avoir la naïveté de croire qu’aucun intérêt
corporatiste, financier ou politique ne peut être en jeu.
Il est pourtant stipulé dans ce rapport que la première
fonction du conseil d’administration est de «s’assurer du respect de la
mission et des valeurs de l’institution; de vérifier si les valeurs ont
servi à guider et à orienter les choix des dirigeants de l’institution.»
Qui d’autres que les membres internes ont la compétence pour débattre de
questions aussi essentielles que le respect de la mission et les valeurs
de l’institution tout particulièrement lorsqu’elles s’incarnent mal ou peu
dans la réalité quotidienne? En quoi les membres indépendants vont
davantage permettre aux universités de s’acquitter de leur mission qui
vise la quête, la diffusion et la remise en question des connaissances,
ainsi que le développement de l’esprit critique et la promotion de la
créativité? Tout simplement parce que la mission fondamentale de
l’université ne fera plus l’objet des débats du conseil d’administration.
Pour ajouter l’offense à l’injure, le groupe de travail
condamne non seulement les membres internes à ne défendre que des intérêts
corporatistes sans même savoir à quelle mission ils participent, il
prétend sans aucun scrupule que la pratique des observateurs n’est pas
conforme à une saine gouvernance sous le prétexte fallacieux que cela
contrevient aux principes de responsabilité et d’imputabilité. Nous
comprenons mal comment le principe d’imputabilité peut exclure la présence
d’observateurs puisque ces derniers font partie de ceux envers qui le
conseil devrait être imputable. Il est vrai que le meilleur moyen de
s’assurer de la concentration du pouvoir et surtout qu’il puisse s’exercer
sans entrave, c’est d’en éliminer les témoins. Allez! Au rebut les
observateurs, ces acteurs qui participent aux finalités de l’institution
et qui ont le tort, avec leur droit de parole ou leur simple présence, de
rappeler aux membres du conseil leurs obligations à leur égard et à celle
de la mission fondamentale sur laquelle une saine gouvernance doit
s’appuyer.
Mais la partie n’est pas terminée! Les auteurs de ce
rapport ne nous proposent pas uniquement de modifier la composition du
conseil d’administration, ils suggèrent également de procéder à la
sélection du dirigeant selon une démarche renouvelée. Une démarche
renouvelée qui, de toute évidence, conférerait légitimité et crédibilité
au nouveau dirigeant. Un comité de consultation composé des membres du
conseil d’administration, des membres de la plus haute instance académique
et des professeurs serait ainsi créé. Après avoir consulté la communauté
universitaire, avoir reçu les suggestions de candidatures, ce comité
transmettrait au comité de candidature les résultats de la consultation
ainsi que les noms des candidats suggérés. Par la suite, ce comité de
candidature, composé de membres du conseil, majoritairement de membres
indépendants, aurait pour mandat de recevoir les candidatures, de procéder
à leur examen en toute confidentialité, de retenir les candidatures
réunissant les qualités essentielles, qualités identifiées lors de la
consultation par le comité de consultation, et enfin, de recommander au
conseil d’administration ces candidats. L’examen des recommandations du
comité de consultation, le choix et la nomination du dirigeant sont des
responsabilités qui incomberaient en toute confidentialité au conseil
d’administration.
Il est évident que cette démarche renouvelée vise à
favoriser les candidatures à l’externe difficiles à susciter, car le fait
de consulter la communauté universitaire sur les candidatures, de
divulguer les noms des candidatures et d’organiser des débats gênent
d’éventuels candidats provenant du milieu privé. La confidentialité ou le
secret conviennent davantage au secteur privé, et pour qu’il prospère dans
le milieu universitaire, il ne nous reste qu’à lui laisser la place au
conseil d’administration, au comité de consultation, au comité de
candidature et à la direction de l’université.
Il est clair pour nous que l’objet fondamental de ce
rapport ne concerne en rien la gouvernance des universités en relation
étroite avec leur mission, mais davantage l’exercice du pouvoir et son
appartenance à un groupe précis. C’est la raison pour laquelle les auteurs
de ce rapport n’ont pas pris la peine de définir en quoi consiste la
mission fondamentale et se sont contentés de lieux communs. L’université
est une institution dont la caractéristique est d’être un service public
qui se distingue, sur le plan du fonctionnement, par la collégialité, et
où l’enseignement et la recherche s’appuient sur la liberté de pensée, le
développement de l’esprit critique soit la liberté académique. S’il est
vrai que la nature a horreur du vide, les auteurs de ce rapport sont
parvenus avec brio à nous démontrer le contraire.
Ì
Un congrès
empreint d'émotion
Le 28e congrès de la FTQ a eu lieu à Québec du 26 au 30
novembre 2007. Près de 1500 membres délégués représentant 373 sections
locales, 36 organismes et 16 conseils régionaux ont participé à ce congrès
qui avait pour thème «Fières et fiers d’être syndicalistes : une FTQ
d’actions et de solutions».
Ce 28e congrès a connu plusieurs moments forts parmi
lesquels il faut compter le discours coloré du président M. Henri Massé et
la brillante démonstration de M. Damien Constandriopoulos sur l’avenir du
système de santé québécois.
M. Massé a rappelé les principaux défis de l’heure :
les attaques contre le système public de santé, les fermetures, les
restructurations et les délocalisations subies par les travailleurs du
secteur manufacturier, le développement durable, l’organisation syndicale,
la laïcité de l’espace public et l’épineuse question des accommodements
raisonnables. Il a aussi pris à partie la nouvelle génération d’idéologues
de droite en soulignant que «ce sont eux qui voudraient un code de travail
minimaliste, eux qui font la promotion d’un système de santé inéquitable,
[…] et [eux] qui voudraient bien imposer le vote secret obligatoire pour
la syndicalisation». Il a terminé son discours en disant que son plus
grand souhait était que les syndicats de la FTQ maintiennent et renforcent
l’unité, car «cette unité entre nous, c’est notre patrimoine le plus
précieux». Il va sans dire que ce dernier discours de M. Henri Massé a été
accueilli par des applaudissements nourris et par beaucoup d’émotion de la
part des congressistes.
Quant à M. Damien Constandriopoulos, chercheur à
l’Université de Montréal, il a dénoncé vigoureusement la vague qui déferle
présentement au Québec et qui vise principalement à privatiser notre
système public d’assurance santé plutôt qu’à réorganiser la dispensation
des soins et la gestion des délais d’attente. Avec des chiffres à l’appui
et des graphiques fort éloquents, M. Constandriopoulos a fait mentir les
campagnes de peur qui affirment que le Québec n’a plus les moyens d’avoir
un système de santé public à cause du vieillissement de sa population et
que, dans cette situation, le privé est plus efficace. Sans nier les
problèmes auxquels fait face le domaine de la santé, il propose des
avenues concrètes pour les résoudre comme, entre autres, le financement
des institutions par capitation.
Le congrès s’est terminé par un vibrant hommage à M.
Henri Massé pour tout le travail accompli et l’élection de M. Michel
Arseneault à la tête de la FTQ.
Ì
Changement à la tête du SCFP-Québec
Le conseil exécutif du Syndicat des chargés de cours a
mandaté Mesdames Carole Neill, Chantal Désilets et Lucie Lorrain pour
participer à un congrès spécial du SCFP-Québec le 27 mars 2008. Ce congrès
spécial avait lieu à Montréal afin d’élire une personne à la présidence du
SCFP-Québec. En effet, monsieur Mario Gervais, provenant du secteur
d’Hydro-Québec et président depuis deux mandats, a décidé de prendre sa
retraite.
Après un discours empreint d’émotion, mais sous le
signe de l’humour, M. Gervais a tiré sa révérence. Il a manifesté sa
gratitude à sa famille, sa conjointe et ses deux fils, puis il a remercié
chaleureusement et de façon personnelle tous les membres de son équipe.
Les deux dirigeants nationaux, Paul Moist, président,
et Claude Généreux, trésorier et ancien président du SCFP-Québec, étaient
présents. Ils ont profité de l’occasion pour rendre hommage au président
sortant et pour offrir les traditionnels cadeaux. Par la suite, depuis la
salle, une déléguée a pris la parole afin de remercier Mario Gervais pour
toute la place qu’il avait su laisser aux femmes et aux minorités en
général pendant ses mandats à la présidence.
Après une petite pause, nous sommes passés à la mise en
candidature pour le poste à la présidence du SCFP-Québec. 383 personnes
étaient présentes dans la salle. Là-dessus, 322 personnes déléguées dont
219 hommes et 103 femmes représentant plus de 100 sections locales avaient
le droit de vote. Une seule personne fut mise en candidature et a donc été
élue par acclamation. Il s’agit de madame Lucie Levasseur, présidente
depuis 2003 du Conseil provincial du secteur universitaire (notre secteur
au SCFP).
Madame Levasseur provient de la TÉLUQ et est impliquée
syndicalement depuis de nombreuses années. Elle a été formatrice pour le
SCFP-Québec de 1991 à 1996. De 2001 à 2003, elle a été trésorière du CPSU
(Conseil provincial du secteur universitaire). Au sein du SCFP-Québec,
depuis 2005, elle est responsable politique du comité de condition
féminine. De 2005 à 2007, elle est nommée représentante québécoise au
groupe de travail national sur la participation des femmes. En 2007, elle
a été élue vice-présidente régionale au SCFP-National et vice-présidente
représentant les femmes à la FTQ.
Au syndicat des chargés de cours, nous connaissons bien
Lucie Levasseur et lui souhaitons la meilleure des chances dans les
combats qu’elle aura à mener pendant son premier mandat.
Ì
Régime de retraite
Le rendement du régime de retraite, du 1er
janvier 2007 au 31 décembre 2007, a été de 1,6 % comparé à 1,4 % pour la
politique cible du régime, politique basée sur les indices boursiers et
obligataires. Il s’agit donc d’une plus-value de près de 0,2 %, ce qui est
appréciable comparativement à d’autres régimes de retraite pour la même
période. Avec la crise hypothécaire et la chute des marchés financiers,
plusieurs régimes ont affiché des rendements négatifs pour la même période
Nous vous invitons fortement à adhérer au Régime de
Retraite des Chargés de cours de l’UQ (RRCCUQ). Ce régime de retraite est
parmi les 150 plus gros régimes à cotisations déterminées au Canada après
seize ans d’existence. Votre choix d’adhérer peut correspondre à une
augmentation salariale immédiate pouvant aller jusqu’à 9% (la part de
l’employeur).
Pour plus de renseignements sur le RRCCUQ, nous vous
invitons à consulter notre site web sous la rubrique « Retraite » à
l’adresse suivante :
www.uquebec.ca/rrcc/ ainsi qu’à
la rubrique Questions et réponses :
www.uquebec.ca/rrcc/divers/questions_reponses.html.
Vous pouvez également communiquer avec votre représentant au régime, M.
Léo Marcotte (819) 376-5044,
Leo.Marcotte@uqtr.ca) ou le
personnel du Régime de retraite par courriel :
rrccuq@uquebec.ca
ou (418) 657-4327. Ils se feront un plaisir de répondre à vos questions.
Nous vous rappelons en terminant, que l’assemblée
générale du régime de retraite des chargé(e)s de cours aura lieu à l’UQTR
le samedi 26 avril à 9h00 au local 1006 du pavillon Pierre-Boucher avant
l’assemblée générale des chargés de cours. Messieurs Léo Marcotte et Jean
Drouin, respectivement président et directeur du régime, seront présents
pour présenter les résultats et répondre à vos questions.
Ì
Bourse pour les étudiants
Encore une fois cette année, le Syndicat des chargés de
cours a procédé à la remise de bourses pour les étudiants de l’UQTR. Voici
la liste des étudiants ainsi que leur programme d’étude.
|
Bourse Thérèse-Thérien |
|
Sébastien Bilodeau |
Baccalauréat en psychologie |
|
Geneviève Dupont-Daigneault |
Baccalauréat en arts plastiques |
|
Justin Jefferson-Falardeau |
Doctorat en chiropratique |
|
Philippe Marcotte |
Baccalauréat en sciences comptables (intensif) |
|
Bourse Joseph-Lebrech |
|
Robin Tremblay |
Maîtrise en biophysique et en biologie cellulaires |
|
Caroline Ménard |
Doctorat en biophysique et en biologie cellulaires |
Ì
Comité de perfectionnement
Volet formation courte durée (décembre 2007)
|
BACON |
Jean |
Sciences humaines |
Colloque |
385,00 $ |
|
FOURNIER |
Nicole |
Sciences de l'éducation |
Formation |
476,00 $ |
|
HÉBERT |
Nicole |
Sciences de l'éducation |
Formation |
556,00 $ |
|
NGUYEN |
Van Hiep |
Génie industriel |
Formation |
815,00 $ |
|
RIOUX |
Patrice |
Génie chimique |
Congrès |
452,00 $ |
Volet développement pédagogique (décembre 2007)
|
BOISVERT |
Louise |
Arts |
6 582,00 $ |
160,00 $ |
|
HALLÉ |
France |
Lettres et com. sociale |
7 146,00 $ |
800,00 $ |
Volet formation courte durée (février 2008)
|
BOUCHARD |
Stéphane |
Chiropratique |
Séminaire |
1 639,84 $ |
|
HAMELIN |
Lucie |
Chimie-biologie |
Colloque |
563,56 $ |
|
HARVEY |
Sylvie |
Sciences de l'éducation |
Colloque |
4 515,92 $ |
|
LAROSE |
Sylvain |
Génie chimique |
Congrès |
1 077,96 $ |
|
MARTEL |
Ginette |
Sciences de l'éducation |
Colloque |
3 419,12 $ |
|
MATTEAU |
Suzie |
Sciences de l'éducation |
Congrès |
410,00 $ |
|
NGUYEN |
Van Hiep |
Génie industriel |
Colloque |
160,00 $ |
|
PILOTTE |
Robert |
Sciences de la gestion |
Congrès |
738,23 $ |
|
VEILLETTE |
Sylvie |
Sciences de l'éducation |
Colloque |
3 419,12 $ |
Volet développement pédagogique (février 2008)
|
CARRIER |
Denis |
Math-info |
7 338,90 $ |
675,00 $ |
|
HALLÉ |
France |
Lettres et com. sociale |
7 288,92 $ |
800,00 $ |
|
LAFRANCE |
Paul |
Physique |
7 492,92 $ |
800,00 $ |
|
LANGLOIS |
Annie |
Lettres et com. sociale |
6 868,68 $ |
800,00 $ |
|
N'SOUKPOÉ-KOSSI |
Christophe |
Chimie-biologie |
8 117,16 $ |
800,00 $ |
Volet rayonnement (février 2008)
|
N'SOUKPOÉ-KOSSI |
Christophe |
Chimie-biologie |
8 117,16 $ |
400,00 $ |
|
VERREAULT |
Louise |
Sciences humaines |
7 288,92 $ |
465,00 $ |
Volet formation universitaire (février 2008)
|
BEAULIEU |
Joël |
Sc. de l'act. physique |
Doctorat |
13 139,64 $ |
|
BELLAMARE |
Paul |
Psychologie |
Doctorat |
16 591,32 $ |
|
DÉSAULNIERS |
Jean-Pierre |
Sc. de la gestion |
Doctorat |
16 016,04 $ |
|
MICHAUD |
Sophie |
Lettres et com. sociale |
Doctorat |
20 572,38 $ |
|
ROUSSEAU |
Claude |
Sc. de la gestion |
Doctorat |
16 591,32 $ |
En décembre, le programme de perfectionnement a
distribué la somme de 17 372 $ et en février, c’est une somme de plus de
150 000 $ qui a été distribuée dans les quatre volets du programme.
Nous vous rappelons que les prochaines dates pour
soumettre une demande de perfectionnement pour le volet formation de
courte durée sont le 1er mai et le 1er septembre 2008. Le formulaire de
demande est disponible à l’adresse :
www.uqtr.ca/Personnel/Charges_cours/cc_perfectionnement.shtml
|